Coronavirus : des imprimantes 3D pour fabriquer les équipements des hôpitaux de Paris

Par Alexandre G. · Publié le 2 avril 2020 à 15h21 · Mis à jour le 3 avril 2020 à 09h39
Dans le but de répondre à la demande exponentielle des hôpitaux de Paris en équipements médicaux, l'AP-HP a décidé de produire masques, visières de protection ou matériel d'incubation à l'aide d'une imprimante 3D. Rapidement validé par un comité scientifique, le dispositif permet de fournir jusqu'à 3000 objets sanitaires par semaine.

L'imprimante 3D au service des professionnels de santé. Alors que les hôpitaux de Paris font face à la plus grande crise sanitaire connue par la France depuis un siècle, la pénurie d'équipements sanitaires, pourtant essentiels au travail des soignants, se fait déjà ressentir.

En attendant les millions de masques promis par le gouvernement et qui doivent être distribués dans les prochains jours, le personnel de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris trouve des solutions alternatives pour fabriquer matériel de protection, d'intubation et pièces de respirateurs. A l'aide d'imprimantes 3D, ils produisent des grandes quantités pour palier aux demandes croissantes exceptionnelles.

Dans un communiqué de l'Agence France Presse, l'AP-HP explique sa démarche par la nécessité de "produire en grand quantité des dispositifs médicaux pour faire face aux demandes de matériel inédites en cette période d'épidémie". Une initiative amorcée par un chirurgien de l'hôpital Necker-Enfants Malades, qui respecte bien évidemment les consignes d'un dispositif préalablement homologué et validé par un comité scientifique. Forcément, la direction des hôpitaux de Paris précise qu'il s'agit de procédures accélérées, mais néanmoins solides. La production se fait dans une usine miniature, située à quelques mètres de l'hôpital Cochin de la rue du Faubourg Saint-Jacques dans le 14ème arrondissement. 

Pour Roman Khonsari, chirurgien à l'hôpital Necker, le dispositif pourrait "selon le type d'équipement et sa complexité, sortir 300 objets par jour à 3000 par semaine". L'utilisation de la technologie 3D reste une étape incontournable pour le docteur, spécialisé dans les interventions de chirurgie réparatrice. Côté financement, cette collaboration est le fruit d'un partenariat entre le groupe de luxe Kering et la jeune pousse française Bone3D, experte dans l'impression 3D à usage médical.

Un projet réalisé en une dizaine de jours, avec l'aide d'une cinquantaine de médecins mais aussi d'ingénieurs et de développeurs du privé. Aucun doute, ce matériel sera important dans la lutte contre l'épidémie. Tous les moyens sont bons pour aider les hôpitaux !

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