Coronavirus : La trêve hivernale prolongée jusqu'au 10 juillet

Par Manon C. · Publié le 9 mai 2020 à 10h30 · Mis à jour le 9 mai 2020 à 10h31
Le ministre du Logement, Julien Denormandie, avait annoncé, dans la semaine, que la trêve hivernale allait être prolongée "jusqu'en juillet". Dans la nuit du 8 au 9 mai, les députés ont voté une prolongation de la trêve hivernale jusqu'au 10 juillet.

C'est une bonne nouvelle pour les foyers qui peinent à payer leur loyer, en raison de la crise sanitaire et la crise économique qui en découle : le gouvernement vient d'annoncer la prolongation de la trêve hivernale pour la seconde fois, cette fois-ci "jusqu'en juillet."

En effet, dès le début de l'épidémie de Coronavirus en France, la trêve hivernale avait été prolongée jusqu'au 31 mai - elle court habituellement du 1er novembre au 31 mars, chaque année. 

C'est Julien Denormandie, le ministre du Logement, qui a fait cette annonce : "On va décaler la trêve hivernale jusqu'en juillet", a-a-t'il déclaré sur France Info, ce jour, ajoutant que la date précise de fin de la trêve hivernale serait annoncée après consultation de l'Assemblée et du Sénat.

L'Assemblée a tranché, dans la nuit du 8 au 9 mai : la trêve hivernale est prolongée jusqu'au 10 juillet prochain. 

"Dès le début de l'épidémie, on a tout de suite décalé cette trêve hivernale et comme cette épidémie continue, on décale à nouveau cette trêve hivernale. Il est important de ne pas ajouter à cette période sanitaire des drames familiaux, des drames humains", a précisé le ministre du Logement. Il n'y aura donc pas d'expulsion possible des locataires avant juillet. 

A ce jour, près de 180 000 personnes ont été mises à l'abri par des associations et par les services de l'état, en grande partie dans des chambres d'hôtel réquisitionnées.

Car la trêve hivernale assure un toit aux locataires, mais ouvre aussi des places supplémentaires dans les centres d'hébergement d'urgence (20 000 places en plus, depuis le début de la crise). Ces dernières devraient, par ailleurs, être maintenues passé le 11 mai, date du début du déconfinement en France, d'après Julien Denormandie : "Quand vous êtes dans un décalage de la trêve hivernale, ça veut bien dire que l'intention est de ne jamais avoir de mise à la rue pendant cette période que nous traversons." 

Interrogé sur une possible prolongation de la trêve jusqu'au début de l'hiver, Julien Denormandie n'a pas tranché mais a répondu vouloir, sur le principe, que les expulsions soient interdites aussi longtemps que la crise perdure en France.

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