Coronavirus : 410 euros en moins en moyenne pour les salariés en chômage partiel

Par Laurent P. · Publié le 12 mai 2020 à 15h37 · Mis à jour le 12 mai 2020 à 15h39
A cause de l'épidémie de coronavirus, les salariés actuellement en chômage partiel à cause du confinement devraient perdre 410 euros en moyenne sur les deux derniers mois. Un triste constat issu d'une évaluation de l'OFCE, l'Observatoire français des conjectures économiques et relevé par nos confrères du Parisien.

Le coronavirus aura tout de même donné un sacré coup à l'économie... Selon une évaluation de l'OFCE, l'Observatoire français des conjectures économiques, relevée par nos confrères du Parisien, les salariés en chômage partiel devraient perdre autour de 2,7 milliards d'euros de revenus, soit en moyenne 410 euros pour les deux mois de confinement. Un montant qui atteint même les 600 euros d'après une étude du cabinet Xerfi, également relevé par nos confrères du Parisien, et qui aurait pu être bien plus élevé grâce justement à la mise en place rapide de ce chômage partiel assuré par l'Etat et limitant la casse, mais qui continue de creuser de nouvelles inégalités au sein de la population.

En première ligne chez les salariés, les commerçants qui ont été les plus nombreux à demander le chômage partiel : "les salariés dans le secteur du commerce risquent d'être en première ligne dans cette perte de revenus. Ils représentent 16 % des demandes de chômage partiel. Les salariés de la construction (11,5 % des demandes) et ceux de l'hébergement et la restauration (8,9 % des demandes) risquent de souffrir également", souligne l'OFCE. Et de poursuivre : "À l'opposé, les salariés du secteur agricole (0,4 % des demandes) ou des activités immobilières (1 % des demandes) risquent d'être moins frappés par ces diminutions de revenus". 

Du côté des indépendants, c'est le secteur de la construction qui semble être le plus touché : "En premières lignes se retrouve la construction (et ses 364 000 indépendants), mais aussi le commerce et l'artisanat commercial, le transport (Taxis et VTC notamment), les services aux particuliers, les freelances dans le BtoB", ajoute le cabinet Xerfi. Un état des lieux qui pourraient bien être tout autre dans les mois à venir, les cafés, bars et restaurants étant toujours dans l'expectative. Des entreprises pour lesquelles le chômage partiel a été prolongé, sans parler de la reprise qui devrait être progressive et qui obligera les établissements à prolonger encore un peu plus ce dispositif. 

Une perte de revenus, tout secteur confondu, qui ne concerne que 3 actifs sur 10 selon l'OFCE et qui devrait s'accentuer pour certains début juin, après que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, ait annoncé diminuer la participation de l'Etat à l'indemnisation du chômage partiel. A moins que d'autres mesures soient prises d'ici là.

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