Des fouilles archéologiques en Grèce remettent en question la chronologie de son histoire antique

Par Laurent P. · Photos par Laurent P. · Publié le 8 juin 2020 à 21h43 · Mis à jour le 8 juin 2020 à 21h44
Selon les dernières fouilles des archéologues de l'Académie autrichienne des sciences et son nouveau système de datation plus précis, certains événements de l'histoire antique du pays se seraient déroulés 50 à 150 ans plus tôt. Un véritable bouleversement de l'histoire des civilisations qui pourrait changer notre approche de l'histoire.

Une découverte qui pourrait bien bouleverser la chronologie de nos livres d'histoire... Selon une étude publiée par des chercheurs de l'Académie autrichienne des sciences dans la revue Plos One, certains événements de l'histoire antique se seraient passé 50 à 150 ans plus tôt que ce que nous apprennent les livres. Un constat auquel les archéologues de l'Académie seraient parvenus après avoir procédé à des fouilles sur un site archéologique grec, à Sindos, dans la banlieue de Thessalonique

Imaginez l'Illiade et l'Odyssée, les deux oeuvres majeures d'Homère, publiées au XIe siècle et non au VIIIe siècle comme nous l'apprend l'histoire ? Une remise en question de la chronologie qui a pu être faite grâce à la mise au point un système de datation plus moderne et plus précis. D'ordinaire, pour estimer l'âge d'un objet antique trouvé sur un site de fouille, les scientifiques utilisent la datation au carbone 14, système reposant sur "la mesure du taux de carbone 14, un isotope radioactif présent dans chaque organisme" et dont la radioactivité diminue de façon exponentielle à la mort de celui-ci, comme nous l'expliquent nos confrères de CNEWS. Pour dater l'objet en question, il suffit de comparer le taux de carbone 14 à celui de carbone 12 qui, lui, reste stable et fait office de point de repère.

Moins le carbone 14 émet en radioactivité, plus l'objet en question est âgé. Une technique qui permet ainsi de dater des objets qui ont jusqu'à 50 000 ans. Au-delà, la radioactivité du carbone 14 est trop faible pour donner une datation précise. Un problème que les scientifiques ont résolu : "Une échelle de calibration a été imaginée avec différentes mesures d'objets dont l'âge est connu, pour les comparer avec les ‘âges carbone 14’ obtenus" explique l'étude.

"Les avantages de la méthode se complètent, au profit d'une précision de datation qui jusqu'à présent, n'avait pas été atteinte pour cette période" a également indiqué Stefanos Gimatzidis, archéologue, à nos confrères de News Network Archeology. Un procédé qui pourrait bien, à terme, permettre à d'autres erreurs chronologiques d'être corrigées. L'histoire nous le dira.

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