Coronavirus : une immunité plus faible pour les malades asymptomatiques ?

Par Caroline J. · Publié le 19 juin 2020 à 12h42 · Mis à jour le 21 juin 2020 à 17h10
Les découvertes concernant le Covid-19 se poursuivent. Ainsi, selon une récente étude chinoise publiée le 18 juin, les personnes infectées par le nouveau coronavirus mais n’ayant pas présenté de symptômes développeraient une immunité plus faible.

Alors que certains craignent une seconde vague et que le nombre d’infections au nouveau coronavirus est à la hausse à Pékin en Chine, les recherches se poursuivent autour de ce virus qui continue à circuler. Beaucoup souhaitent en savoir plus sur la fameuse immunité. Le 18 juin, plusieurs chercheurs asiatiques ont dévoilé les dessous d’une nouvelle étude parue dans la revue Nature Medicine. Selon elle, les malades infectés par le Covid-19 mais asymptomatiques présenteraient un niveau d’anticorps inférieurs à ceux ayant développé les symptômes.

Pour affirmer ces propos, ces chercheurs se basent sur le cas de 37 malades sans symptômes mais dont la contamination a été confirmée par un test virologique effectué avant le 10 avril 2020 dans le district de Wanzhou. Parmi ces 37 patients asymptomatiques, l’étude a recensé 22 femmes et 15 hommes, âgés de 8 à 75 ans.

Lors de leur isolement à hôpital, les chercheurs ont constaté que les patients avaient une durée médiane d'excrétion virale de 19 jours, contre 14 jours chez 37 patients présentant des symptômes (fièvre, toux, essoufflement...). Puis, huit semaines après avoir quitté l’hôpital, les niveaux d’anticorps neutralisants - qui permettent à priori d'avoir une immunité contre le virus - avaient baissé chez 81,1% des patients sans symptômes, contre 62,2% chez les patients symptomatiques.

"Dans cette étude, nous avons observé que les taux d’IgG et d’anticorps neutralisants chez une forte proportion de personnes qui se sont rétablis d’une infection par le SRAS-CoV-2 commencent à diminuer dans les 2 à 3 mois suivant l’infection", ont-ils confié.

Face à ces données, les chercheurs remettent donc en doute l’utilisation des fameux "passeports d’immunité" et préfèrent miser sur les recommandations des organismes de santé publique (distanciation sociale, hygiène, isolement des groupes à haut risque, dépistage généralisé).

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche