Discothèques toujours fermées : des patrons menacent d'un recours au Conseil d'Etat

Par Manon C. · Publié le 21 juin 2020 à 17h46 · Mis à jour le 21 juin 2020 à 17h47
Alors que le gouvernement a annoncé que les discothèques, à l'instar d'autres lieux, ne rouvriraient pas avant septembre, certains patrons de boites de nuit menacent d'attaquer cette décision gouvernementale au Conseil d'Etat.

Les discothèques sont les grandes délaissées du plan de déconfinement du gouvernement. Alors que les cinémas ont eu l'autorisation de rouvrir leurs portes dès lundi, à l'instar des casinos et des salles de jeux, et qu'à compter du 11 juillet prochain, les stades vont pouvoir également accueillir à nouveau du public (dans la limite de 5000 spectateurs), le gouvernement a annoncé, dans la nuit du 19 au 20 juin que les foires, les salons, les discothèques et les croisières maritimes internationales resteraient, pour leur part, fermées jusqu'en septembre. 

Une décision gouvernementale qui passe très mal auprès des patrons de boites de nuit. "Le gouvernement signe l'arrêt de mort des discothèques" estime l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), qui représente les 1 500 discothèques en France. "On devait nous annoncer une date de réouverture pour l'été avec des protocoles de sécurité et nous n'avons rien eu, c'est incompréhensible, ce n'est pas plus dangereux d'aller danser que d'aller au cinéma, de prendre l'avion ou le train" a, quant à lui, déclaré à l'AFP Laurent Lutse, président à l'UMIH de la branche cafés, brasseries et établissements de nuit.

Et l'UMIH de préciser, dans son communiqué : "Il s'agit d'une concurrence déloyale. Si la décision du Premier ministre était entérinée par un décret d'application, l'UMIH pourrait attaquer le décret dès sa parution devant le Conseil d'Etat.

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