Élevage industriel : Greenpeace dénonce le nombre trop important de fermes usines en France

Par Alexandre G. · Publié le 24 juin 2020 à 14h57 · Mis à jour le 25 juin 2020 à 15h06
Greenpeace publie une nouvelle enquête ce mercredi 24 juin à propos de l'état de l'élevage industriel en France. Sur sa nouvelle carte, l'ONG recense 3300 exploitations, dont la majorité se situent dans le Grand Ouest.

Greenpeace alarme sur les "méga-fermes" d'élevage en France. L'organisation non gouvernementale Greenpeace publie ce mercredi 24 juin un nouveau rapport sur les fermes usines d'élevage industriel. Ainsi, l'association demande au ministère de la Transition écologique de mettre à jour les données sur lesquelles elle se base. 

Concrètement, les fermes usines se caractérisent toujours de la même manière pour l'ONG : ce sont des exploitations agricoles soumises à autorisation au titre d'installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE). Il s'agit d'un régime administratif qui s'applique à toutes les exploitations qui présentent plus de 750 emplacements pour les truies, 40 000 emplacements pour les volailles et plus de 400 vaches laitières. 

D'après Greenpeace, il y aurait à ce jour 3300 exploitations de ce type existantes en France. L'année dernière, l'ONG comptabilisait 4400 exploitations similaires. Elle indique dans son rapport que "la Bretagne regroupe près de la moitié de ces installations classées", ou que les Pays de la Loire totaliseraient 20% de ces ICPE. C'est la filière volaille qui est la plus représentée. 

Aussi, l'ONG estime que ces chiffres ne représentent pas la réalité, et que le nombre réel de fermes usines doit être encore plus important. À l'origine de ce constat : l'assouplissement des réglementations concernant ces fameuses "méga-fermes", avec des seuils soumis à autorisation révisés, passant de 450 à 2000 emplacements, surtout en porc de production. Ainsi, ces mesures auraient permis à 10 000 exploitations de passer sous le régime de l'enregistrement annonce Greenpeace

Par ailleurs, Greenpeace demande aux autorités publiques de "renforcer les moyens humains et financiers des services d'inspection",  mais aussi d'imposer un moratoire sur l'attribution des autorisations. C'est là une condition sine qua non afin de "repenser nos modes de production" affirme l'organisation. 

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche