L'activité partielle prise en charge à 100% "tant que la crise durera" confirme Elisabeth Borne

Par Alexandre G., Elodie D. · Publié le 14 janvier 2021 à 14h58 · Mis à jour le 14 janvier 2021 à 14h58
Alors que l'exécutif s'apprête à annoncer de nouvelles mesures restrictives, la ministre du Travail a une nouvelle fois confirmé que l'État prendrait en charge à 100% l'activité partielle des entreprises, "tant que la crise durera". Interrogée sur la date butoir initialement fixée à "septembre", elle confirme que le gouvernement "protégera le temps qu'il faudra" l'ensemble des "activités pénalisées par la crise". Cette mesure concerne les entreprises en difficulté encore confrontées à une « réduction d’activité durable »

Élisabeth Borne tient à rassurer les entreprises en activité partielles. Alors que depuis le début de l'année 2020 la France fait face comme le reste du monde à la pandémie du Covid-19, de nombreux secteurs d'activité sont toujours à l'arrêt. Les deux confinements successifs et les mesures restrictives comme l'instauration du couvre-feu dès 20h plongent des milliers d'entreprises dans l'incertitude quant à une éventuelle reprise de l'activité

En attendant, l'État s'est engagé à prendre en charge à 100% l'activité partielle des entreprises touchées par la crise sanitaire. Ce jeudi 14 janvier 2021, à quelques heures d'une conférence de presse gouvernementale qui doit préciser les nouvelles mesures restrictives pour lutter contre la propagation du Covid-19, notamment les nouveaux variants britanniques, japonais et sud-africains, la ministre du Travail a précisé la volonté de l'exécutif en la matière.  

"C'est très clair, je veux vraiment que les entreprises soient rassurées, en particulier celles qui sont fermées, qui ont des contraintes liées à la situation sanitaire ; pour toutes les entreprises fermées totalement ou partiellement, on prendra en charge à 100% l'activité partielle tant que la crise durera" confirmait la ministre au micro d'Europe 1 ce jour. 

À propos de l'éventuelle "date butoir", initialement fixée à "septembre 2021", même son de cloche. Le gouvernement "protègera le temps qu'il faudra" l'ensemble des "activités pénalisées par la crise, qui sont fermées totalement, partiellement ou qui n'arrivent pas à redémarrer (ou les entreprises) qui ne sont pas forcément fermées comme l'hôtellerie ou l'évènementiel". 

Déjà en 2020, en visite à l’université d’été du MEDEF, le Premier ministre se voulait rassurant à ce sujet, indiquant que « dans les entreprises qui sont encore confrontées aujourd’hui à une réduction d’activité durable (…) l’activité partielle demeurera ouverte dans [l] es conditions actuelles, au moins jusqu’au 1er novembre, et au-delà pendant deux ans, pour toutes les entreprises couvertes par un accord sur l’activité partielle de longue durée ».

Une nouvelle qui devait surtout rassurer les professionnels des secteurs les plus touchés, comme le tourisme, la culture, le sport, l’événementiel, « ils conserveront jusqu’à la fin de l’année un accès à l’activité partielle, même sans accord » insistait Jean Castex.

Pour rappel, le gouvernement a mis en place un plan de relance de 100 milliards d’euros. Parmi les mesures attendues, la baisse des impôts de production à partir du 1er janvier, à hauteur de 10 milliards d’euros par an, «pour ne pas entraver, pour doper la production dans nos territoires», selon Jean Castex. Cette réduction passera notamment par une division par deux de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). 

L’objectif ? Viser un retour du niveau de richesse de 2019 dès 2022. « Grâce à l’effet escompté de ce plan sur la richesse nationale, soit 4 points de PIB, sans parler du regain de croissance potentiel qu’on en escompte, l’effet du plan de relance sur notre ratio de dette sera quasiment effacé dès 2025. » Affaire à suivre.

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