Coronavirus : Véran annonce le déploiement à venir des tests rapides "antigéniques"

Par Caroline J. · Publié le 15 octobre 2020 à 15h18 · Mis à jour le 15 octobre 2020 à 15h18
Alors que de plus en plus de Français cherchent à se faire dépister, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé, le 15 octobre 2020 lors d'une conférence de presse, le déploiement à venir des tests rapides du Coronavirus, dits "tests antigéniques".

Alors que le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 augmente chaque jour davantage en France, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire tester. 

Alors, pour faire face à cet afflux de potentiels malades, désireux de se faire dépister, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a confirmé, le 15 octobre 2020, lors d'une conférence de presse présidée par Jean Castex, le déploiement à venir des "tests antigéniques" (ou « antigènes »).

« 5 millions sont déjà déployés » a-t-il indiqué avant d'ajouter que d'autres vont l'être auprès des médecins de ville et des pharmaciens qui le souhaitent. « Nous disposons désormais de toutes les recommandations de la Haute Autorité de santé pour permettre prochainement aux hôpitaux, mais aussi aux médecins libéraux, aux pharmaciens d'officine, aux infirmiers libéraux de pouvoir acquérir ces tests », a rajouté le ministre de la Santé avant de préciser : « cela va prendre un peu de temps […] Cela ne remplacera pas les tests PCR ».

Concernant les tests PCR, Olivier Véran a confié : "nous sommes en train de gagner la bataille des délais : 91% des tests PCR sont rendus en moins de 48h" avant d'ajouter "nous sommes revenus à des délais de rendus des tests équivalents à ceux de juillet quand nous en réalisions beaucoup moins" . 

Mais en quoi consistent ces nouveaux tests de dépistage ? Ils se veulent avant tout plus rapides que les tests PCR. Ainsi, pour un test antigénique, le résultat pourra être délivré en quelques dizaines de minutes, contre deux ou trois jours avec un test PCR. 

Autre info : tout comme le PCR, il permet de savoir si un individu est contaminé ou non par le Covid-19 au moment même du dépistage. Il ne s’agit donc pas d’un test sérologique qui permet de dire si une personne a, par le passé, contracté le virus et ainsi développé une immunité.

En revanche, mauvaise nouvelle, tout comme le PCR, il s’effectue par prélèvement nasal, à l’aide d’un écouvillon que l'on glisse dans le nez. Objectif ? Rechercher la présence de protéines virales. Une fois les particules récupérées, elles sont mélangées à l’aide d’un réactif sur une bandelette ou dans un tube. Quinze à vingt minutes suffisent pour voir apparaître une bande colorée. Si tel est le cas, alors le résultat est positif. 

Autre inconvénient, ces tests antigéniques seraient, pour le moment, encore moins fiables que les tests PCR et détecteraient ainsi un nombre moins important d’individus infectés par le Covid-19. Seules les personnes avec une charge virale importante seraient ainsi identifiées via ce dispositif. Mais ces tests de dépistage rapides pourraient toutefois aider à trier plus rapidement les individus probablement contaminés, comme dans les aéroports ou les hôpitaux.

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