Couvre-feu : pas d'assouplissement pour les spectacles et cinémas, le monde de la culture réagit

Par Caroline J. · Photos par Charlene S. · Publié le 17 octobre 2020 à 14h27 · Mis à jour le 17 octobre 2020 à 14h27
Alors que le couvre-feu est entré en vigueur ce vendredi 16 octobre 2020 à minuit en Île-de-France ainsi que dans 8 métropoles de l’hexagone, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a défendu hier dans les colonnes du Parisien un assouplissement de cette restriction pour les spectacles et les cinémas. Ce vendredi, Jean Castex a refusé toute dérogation, précisant que les règles étaient « les mêmes pour tout le monde ». Une annonce qui secoue le monde de la culture.

Un assouplissement du couvre-feu pour les spectacles et les cinémas serait-il possible dans les jours à venir ? Malgré que la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, ait plaidé pour un assouplissement du couvre-feu pour ces deux secteurs culturels précis, le premier ministre a refusé toute dérogation, indiquant que les règles seraient "les mêmes pour tout le monde".

Le couvre-feu, qui est entré en vigueur ce vendredi 16 octobre à minuit, entraîne donc de nombreuses fermetures anticipées. Ainsi, en Île-de-France et dans 8 métropoles de l’hexagone, tous les lieux recevant du public doivent fermer de 21h à 6h, comme les restaurateurs et les commerces mais aussi les salles de spectacle et les cinémas.

Or, les salles de cinéma et de spectacle, déjà durement impactées par la crise du Coronavirus, souhaitaient "considérer que 21 heures, ce n'est pas l'heure à laquelle on doit être chez soi mais, pour ceux qui ont un ticket pour une pièce ou un film, l'heure du départ de la salle", a ainsi fait savoir la ministre de la Culture dans un entretien pour nos confrères du Parisien paru le 15 octobre.

Dénonçant les conséquences "extrêmement graves" sur son activité créées par la mise en place d’un couvre-feu, la Fédération nationale des cinémas (FNCF) a demandé aux autorités de "permettre aux spectateurs de rentrer chez eux après la séance de 21 heures". Une idée que Roselyne Bachelot semblait défendre "Cela me paraît plaidable", a-t-elle ainsi déclaré dans le quotidien. "Les gens mettent 30 minutes ou même une heure pour rentrer, le temps qu'il faut, c'est leur billet qui servirait de justificatif", suggère alors la ministre, précisant que le gouvernement va "examiner cette demande, sous réserve bien sûr de l'évolution de la situation sanitaire".

De son côté, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ne partageait pas le même avis. Interrogé sur BFMTV, le 16 octobre, il a indiqué ne pas être pour de nouvelles exceptions pour le secteur de la culture. "Ce qui fait la force d'une règle, c'est sa clarté, sa simplicité. Si vous commencez à multiplier les exemptions [...] on ne va pas s'en sortir", a-t-il déclaré.

Alors, face à cette question qui oppose les ministres, Jean Castex a tranché. Ce vendredi, lors d'une prise de parole à la mi-journée, le Premier ministre a refusé toute dérogation pour les spectacles et cinémas. « Il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde », a-t-il insisté. « Ce qui fait la force d'une règle, c'est sa clarté et sa simplicité […] Si vous commencez à multiplier les exemptions, à dire pour tel secteur d'activité, ça ne sera pas 21H00, ça sera 22H00, pour les autres ça sera 22H30, pour les autres ça sera 23H00, on ne va pas s'en sortir » a rajouté le chef de l'exécutif.

L'annonce aura eu l'effet d'un couperet. Depuis les réactions se multiplient dans le monde de la culture : 

On rappelle que plusieurs spectacles ont décidé de commencer leur représentation plus tôt, soit à 19h au plus tard, afin que les spectateurs aient ensuite le temps de rentrer chez eux avant le début du couvre-feu.

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche