Aides à domicile : 200 millions d'euros débloqués par le gouvernement pour revaloriser les salaires

Par Alexandre G. · Publié le 20 octobre 2020 à 16h40 · Mis à jour le 20 octobre 2020 à 16h40
Tandis que les aides à domiciles semblaient être les grands oubliés du Ségur de la Santé, le gouvernement annonce ce mardi 20 octobre débloquer 200 millions d'euros dans le but de revaloriser les salaires.

Les auxiliaires de vie peuvent (un peu) souffler. Ce mardi 20 octobre 2020, l'Assemblée nationale a entériné en partie le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, un texte "historique" en raison de l'épidémie sans précédent que nous vivons tous depuis maintenant plus de 7 mois. Parmi les dispositions budgétaires proposées, on retrouve une enveloppe de 200 millions d'euros à destination des aides à domicile, ou auxiliaires de vie, grands oubliés du Ségur de la Santé

D'ailleurs, c'est quoi au juste un.e auxiliaire de vie ? Ce sont tout simplement des professionnels de santé qui viennent s'occuper des personnes âgées, directement à leur domicile, en faisant leur ménage ou leur cuisine. D'où le nom d'aides à domicile, qui semble plus approprié dans ce cas. Pour Rudy Balbino, aide à domicile interrogé au JT de France 2 ce mardi 20 octobre, la situation devenait insoutenable. "Quand dans un métier aussi indispensable, on est payé que le SMIC horaire ou un peu plus, ce n'est pas être reconnu". 

Justement, c'est précisément pour combler ce manque de reconnaissance que le gouvernement s'efforce de donner un coup de pouce sur les salaires. En 2021, l'exécutif entendu verser 150 millions d'euros au secteur, pour ensuite lui attribuer chaque année 200 millions d'euros. Une somme qui servira à revaloriser tous les salaires de quelques dizaines d'euros, voire jusqu'à 100 euros en fonction de son département.

Toutefois, Frédéric Neymon, directeur de "Âges et perspectives", une agence spécialisée dans le secteur, estime que "ce n'est certainement pas suffisant" explique-t-il. Le responsable rappelle que ces faibles revalorisations restent "des pansements sur un métier qui a besoin structurellement d'être aidé". D'après lui, la seule solution valable est de "mettre plus de trois milliards et demi sur la table", avance-t-il. 

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