Inégalité salariale : #4novembre16h16, jour où les femmes commencent à travailler gratuitement

Par Elodie D. · Publié le 4 novembre 2020 à 16h03 · Mis à jour le 4 novembre 2020 à 20h46
Le hashtag #4novembre16h16 apparait en top tweet ce mercredi 4 novembre, pourquoi ? Selon les Glorieuses, ce mercredi 4 novembre correspond au jour où les femmes vont commencer à travailler gratuitement en 2020, à cause des inégalités salariales. On vous explique.

Le combat contre les inégalités salariales est loin d’être gagné si l’on en croit le mouvement des Glorieuses et son hashtag, #4novembre16h16. Symbolisant le moment où les femmes travaillent gratuitement, il est calculé chaque année selon un principe économique plutôt simple.

Prenez un homme, payé 4000 euros par mois, et une femme, payée 2000 euros, pour le même travail. D’un côté, on peut se dire que la femme n’a pas assez négocié son contrat, et d’un autre côté, on peut se dire que son patron a bien profité de sa générosité.

Mais la finalité est la même, elle va travailler le même nombre d’heures que son collègue homme, voire plus si l’on en croit des statistiques sur l’implication au travail, pour un salaire deux fois moins élevé. Ou, si l’on regarde le problème d’un point de vue pragmatique, elle va travailler la moitié de l’année gratuitement, car son salaire correspond à 6 mois de salaire de son collègue homme. Vous avez compris le principe ?

Partant de cela, en reprenant les données statistiques d’Eurostat qui indiquent que les femmes touchent 15,5 % de revenus en moins que les hommes, on arrive à 39,2 jours de travail non rémunéré en 2020, selon les calculs de la newsletter féministe Les Glorieuses. Soit le #4novembre16h16.

En 2019, le moment fatidique où les femmes ont commencé à travailler gratuitement était le 5 novembre, à 16 h 47, ce qui correspond à une différence de revenu de 15,5 %. Et les inégalités salariales ont de beaux temps devant eux. Depuis mars 2020, toute entreprise de plus de 50 salariés doit calculer et publier son indice d’égalité femmes-hommes, mais cet indice se fait sur auto-déclaration.

Sur son site internet, les Glorieuses appellent les femmes (et les hommes) à signer une pétition pour un plan de relance économique féministe incluant un congé paternité obligatoire de la même durée que le congé maternité post-accouchement (il est passé à 28 jours récemment), et la transparence de la grille salariale au sein des entreprises.

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