2 400 médicaments en rupture de stock : la pénurie s’aggrave alerte l’UFC-Que Choisir

Par Caroline J. · Publié le 9 novembre 2020 à 08h52 · Mis à jour le 9 novembre 2020 à 09h02
L’UFC Que Choisir s’inquiète de l’aggravation de la pénurie de médicaments en France et demande à l’État de prendre des mesures. Selon l’association, 2 400 ruptures devraient être constatées cette année, soit "six fois plus qu'il y a quatre ans".

Alors que la crise du Coronavirus poursuit sa propagation en France, l’UFC Que Choisir dénonce une aggravation de la pénurie de médicaments dans le pays. Dans une étude publiée ce 9 novembre, l’association indique que ces problèmes d'approvisionnement de médicaments s’aggravent depuis une dizaine d’années maintenant. Selon elle, 405 pénuries ont été constatées en 2016 et presque trois fois plus en 2019. Cette année, la situation est encore pire puisque 2 400 ruptures devraient être constatées, soit "six fois plus qu'il y a quatre ans", précise cette étude, qui s’appuie sur les données de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Et cette aggravation est d’autant plus préoccupante qu’elle concerne des médicaments dits d'intérêt thérapeutique majeur, c’est-à-dire "pour lesquels une interruption de traitement peut être susceptible de mettre en jeu le pronostic vital des patients".

Autre situation pointée du doigt par l’UFC Que Choisir : la réaction des laboratoires pharmaceutiques qui apporteraient des solutions "rarement à la hauteur des enjeux sanitaires". Comme l’indique l’association, dans 30% des cas, les industriels renvoient vers un autre médicament bien que "les substitutions peuvent entraîner des effets secondaires plus importants", selon l'UFC. Dans 18% des situations, ils "ne proposent tout simplement aucune solution de substitution".

Dès lors, l’UFC Que Choisir demande au gouvernement des mesures et réclame notamment l'obligation pour les laboratoires de constituer "des stocks suffisants pour répondre aux besoins des usagers du système de santé pour l'ensemble des médicaments d'intérêt thérapeutique majeur". 

Selon l’association, seules deux sanctions ont été prononcées par l'ANSM pour rupture de stock contre des laboratoires en 2019.

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