État d’urgence sanitaire : Jean Castex va s’exprimer ce mercredi à l’issue du Conseil des ministres

Par Caroline J., Cécile D. · Publié le 28 avril 2021 à 08h36 · Mis à jour le 28 avril 2021 à 09h29
En janvier dernier, l'Assemblée nationale validait la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 1er juin. Ce mercredi 28 avril, après le Conseil des ministres, Jean Castex compte prendre la parole afin d’évoquer les perspectives de sortie de cet état d'urgence sanitaire.

L’état d'urgence sanitaire va-t-il une nouvelle fois être prolongé ? Le Premier ministre Jean Castex va présenter le projet de loi relatif à la gestion de la sortie de crise sanitaire ce mercredi 28 avril 2021, à l’issue d’un nouveau Conseil des ministres. 

Instauré en mars 2020, l’état d’urgence sanitaire est en vigueur jusqu’au 1er juin prochain. Souvenez-vous, en janvier dernier, l’Assemblée nationale avait validé son extension jusqu'au 1er juin 2021, par 113 voix contre 43. Un texte serait donc en préparation afin de mettre fin à certaines restrictions imposées dans le pays, comme le confinement et le couvre-feu, tout en ménageant la possibilité d’instaurer des mesures de freinage (port du masque obligatoire dans certains lieux…). 

Il faut dire que cette prolongation de l’état d'urgence sanitaire n'était pas du goût de tout le monde. Les élus de droite comme de gauche avaient protesté en janvier dernier lorsqu'Olivier Véran était venu une fois de plus leur demander d'étendre cet état d'urgence sanitaire, qui prive le Parlement d'une partie de ses pouvoirs au profit de l'exécutif.

Le ministre de la Santé avait assuré comprendre « la lassitude et le souhait de sortir de la crise, mais aujourd’hui nous ne pouvons nous priver d’aucun outil pour combattre le virus. » Il avait alors ajouté : « la circulation de l’épidémie se maintient à un niveau élevé et tend à s’accélérer de nouveau. (…) L’épidémie est sur un fil. »

Des arguments qui n'ont persuadé qu'à moitié les députés. Si le projet de loi a bien été validé, le gouvernement avait dû faire face à une montée des protestations. Les socialistes avaient même présenté une motion de censure, qui n'avait pas abouti. Tous les groupes parlementaires avaient eu leur mot à dire.

Le Monde rapportait des propos énervés, parfois insultants : « Ça suffit, les pleins pouvoirs. Nous ne voulons plus vous donner les mains libres »avait protesté Ugo Bernalicis, député La France insoumise du Nord. « Vous resterez le ministre des fiascos sur les tests, des fiascos sur les masques, des fiascos sur les vaccins »avait lancé le député Les Républicains (LR) du Vaucluse Julien Aubert au ministre de la Santé.

Côté UDI, Pascal Brindeau, député du Loir-et-Cher, est amer : « Je crois que jamais sous la Ve République l’Assemblée nationale n’a été autant un théâtre d’ombres. Car au final à quoi servent nos débats ? A rien. » Même au sein du groupe majoritaire, la tension était palpable : Olivier Becht, député du Haut-Rhin et président du groupe Agir, groupe allié de la majorité, rappelait qu'il n'était pas acceptable de « donner un chèque en blanc sans débattre du fond de la stratégie ».

Olivier Véran, agacé par cette opposition qui s'agitait de plus en plus, déplorait « une espèce d’outrance permanente (…) des parlementaires ou des élus locaux. (…) Je crois que ça commence un peu à lasser les Français. »

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