"Marianne pleure" : la fresque signée Shepard Fairey alias Obey à Paris a été détournée dans la nuit

Par Caroline J. · Publié le 14 décembre 2020 à 12h42 · Mis à jour le 14 décembre 2020 à 12h44
L’immense fresque Marianne signée Shepard Fairey alias Obey, dans le 13e à Paris, a été détournée dans la nuit de dimanche à lundi. C’est ce qu’a indiqué le site spécialisé Hiya!. Des larmes de sang ont été ajoutées tandis que la devise "liberté, égalité, fraternité" a été barrée, laissant place à une nouvelle inscription : "Marianne pleure".

Les habitants du 13e arrondissement de la capitale ont eu une drôle de surprise en se réveillant ce lundi 14 décembre 2020. Le quartier parisien, célèbre pour abriter de nombreuses fresques murales peintes par des street-artistes de renom, affiche un nouveau visage. Cette nuit, un collectif anonyme a en effet décidé de détourner l’immense fresque Marianne signée Shepard Fairey alias Obey. C’est ce qu'a rapporté le site spécialisé Hiya!. On rappelle que cette oeuvre est visible sur un immeuble niché à l'angle de la rue Nationale et du boulevard Vincent Auriol depuis 2016. 

Sur sa page Facebook et son site, le magazine dédié aux cultures urbaines a partagé la photo de la nouvelle fresque détournée. On y découvre des larmes de sang coulant sur les joues de Marianne. La fameuse devise "liberté, égalité, fraternité" a également été barrée pour laisser apparaître un nouveau texte, « Marianne pleure ».

 

Mais alors qui se cache derrière ce détournement ? Selon Hiya !, qui a reçu un court texte de revendication ce lundi matin, il s’agit d’un collectif anonyme. Ce dernier aurait répondu à l’appel lancé quelques jours plus tôt par le site Hiya! entre autres, et qui appelait à "la résistance citoyenne et artistique" afin de dénoncer "les violences policières, les détournements de la laïcité et les inégalités en tout genre". 

Depuis, le jeune média spécialisé a partagé quelques extraits de cette revendication adressée au gouvernement. « Ouvrez donc les yeux (…). Vous dérobez les mots brillants cachés derrière les vitrines de nos espoirs pour les remplacer par des signifiants creux, de la camelote lustrée, incrustée d’émeraudes réactionnaires en plastique (…). Vous êtes les maris violents des valeurs que vous prétendez défendre (…). Agitez vos drones, zappez entre vos caméras, la seule chose que vous verrez, c’est nos majeurs depuis les toits de la ville, de la peinture plein les fringues. »

Ce détournement n’a pas tardé à faire réagir certains élus, comme Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement, pour qui « l’art vaut mieux que cela ».

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