Automobile : la fusion de PSA avec Fiat Chrysler validée par les actionnaires

Par Alexandre G. · Publié le 4 janvier 2021 à 14h45 · Mis à jour le 4 janvier 2021 à 14h45
Face aux difficultés engendrées par les crises sanitaire et environnementale, les constructeurs automobiles français, italiens et américains s'unissent dans un seul et même groupe. La fusion de Fiat, Chrysler et PSA devrait devenir le quatrième groupe mondial en termes de véhicules vendus, et le troisième au niveau du chiffres d'affaires.

La naissance d'un nouveau géant de l'automobile est presque définitivement actée. Ce lundi 4 janvier 2021, les actionnaires du groupe Peugeot-Citroën (PSA) ont validé avec 99,8% des voix la fusion de leur groupe avec l'autre titan de l'industrie automobile, le groupe Fiat-Chrysler (FCA). Le nouveau groupe, baptisé Stellantis, regroupera près de 400 000 salariés et pas moins de 14 marques automobiles iconiques. 

Concrètement, c'est là l'acte de naissance d'un groupe unissant Fiat, Opel, Peugeot, Alfa Roméo, Chrysler, Dodge, Jeep, mais aussi Citroën ou encore Maserati. Du jamais vu dans l'industrie automobile, pourtant déjà habituée aux gigantesques fusions comme entre Renault et Nissan ou avec FCA et PSA. Le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, a indiqué à l'AFP que la date de fusion effective devrait être annoncée "très rapidement". Aussi, le président du conseil de surveillance de PSA, Louis Gallois, a confié avoir "le sentiment de vivre un moment d'histoire". 

Mais alors, pourquoi fusionner ? D'après les responsables des différentes organisations présentes dans la nouvelle alliance automobile, il s'agit avant tout de répondre à la transition écologique de la meilleure des manières : collectivement. D'ailleurs, les actionnaires du groupe français PSA ne cachent pas leur volonté d'accéder au marché américain par le biais de FCA, déjà bien ancré outre-Atlantique. Les actionnaires de FCA doivent valider l'opération dans l'après-midi de ce lundi 4 janvier 2021. 

Dans le même temps, la fusion des deux groupes reste l'assurance de ne pas subir de plein fouet les aléas liés à la crise sanitaire, qui a plongé le marché de l'automobile dans une intense phase de perturbations. Franck Don, délégué syndical CFTC chez PSA, interrogé par France info, estime que "globalement c'est une bonne assurance pour l'avenir de notre groupe", même s'il indique que "aujourd'hui, le groupe FCA est une grande inconnue pour nous". 

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