Macron se laisse "8 à 10 jours" avant de relâcher ou non les restrictions après les vacances d'hiver

Par Julie M., Caroline J. · Photos par My B. · Publié le 19 février 2021 à 20h47 · Mis à jour le 25 février 2021 à 09h51
Alors que beaucoup redoutent un 3e confinement dans les jours ou semaines à venir, France Info rapportait, en début de semaine, que le gouvernement n'envisage pas de mesures sanitaires plus strictes d'ici la fin des vacances d'hiver. D'autre part, Emmanuel Macron aurait déclaré au cours d'une visioconférence avec des parlementaires, qu'il se laissait "8 à 10 jours" avant de prendre de nouvelles décisions. Ces décisions concerneraient donc des mesures qui pourraient être mises en place au début du mois de mars 2021.

Après des dizaines d'annonces partout, des injonctions des spécialistes de la santé et des débuts de plans formés, le gouvernement semble vouloir laisser les dernières mesures annoncées par le Premier ministre s'installer. Le 29 janvier, Jean Castex a surpris tout le monde en annonçant la fermeture des frontières aux pays extérieurs à l'Union européenne ainsi que la fermeture des centres commerciaux non alimentaires de plus de 20 000 m²

Alors qu’un nouveau Conseil de défense sanitaire s'est tenu ce mercredi 17 février 2021, France Info rapporte que le gouvernement n’envisage pas de mesures sanitaires plus strictes d'ici la fin des vacances d'hiver. Selon la chaîne d'info, l’exécutif souhaiterait ainsi "laisser de l'air aux Français", alors que les zones A et C sont déjà en vacances, et que ceux de la zone B (Marseille, Lille, Strasbourg, Nantes) le seront à compter de ce samedi 20 février. 

Si Dunkerque et la Moselle inquiètent les autorités sanitaires en raison d’une hausse importante du nombre de cas, le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 au niveau national continue de baisser lentement. Selon les informations recueillies par France Info, il n'y a donc "pas de bouleversement" prévu à l'issue de ce nouveau Conseil de défense. Toutefois, le gouvernement reste prudent. "On reste dans un entre-deux", a fait savoir Matignon à nos confrères de France Info.

Reste à savoir ce que nous réserve le mois de mars, alors que certains médecins craignent une explosion du nombre de cas en raison des variants. De son côté, le professeur Arnaud Fontanet prédit deux mois difficiles à venir. 

Covid : le variant anglais pourrait devenir "dominant" en France d'ici d'ici à la mi-marsCovid : le variant anglais pourrait devenir "dominant" en France d'ici d'ici à la mi-marsCovid : le variant anglais pourrait devenir "dominant" en France d'ici d'ici à la mi-marsCovid : le variant anglais pourrait devenir "dominant" en France d'ici d'ici à la mi-mars Coronavirus : faut-il craindre une explosion des cas de Covid-19 au mois de mars en France ?
Le variant anglais du Covid-19 poursuit sa progression en France. Selon le Pr Fontanet, membre du Conseil scientifique, "si on continue sur cette trajectoire", alors le variant britannique "deviendra majoritaire autour du 1er mars" dans le pays. Par ailleurs, les hôpitaux sont appelés à passer en "organisation de crise".

Visuel Paris vue du hautVisuel Paris vue du hautVisuel Paris vue du hautVisuel Paris vue du haut Covid : le Pr Arnaud Fontanet prédit deux mois difficiles à venir
Invité de BFMTV ce 8 février 2021, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, également membre du Conseil Scientifique, a confié que les mois de mars et d’avril seront « difficiles ».

Malgré une proportion de variants de plus en plus importante en France, la situation épidémiologique semble se stabiliser sur un "haut plateau" et le pic d'hospitalisation "attendu" suite à l'apparition de nouveaux variants ne s'est pour l'instant toujours pas fait sentir. Le Président de la République souhaite donc se donner du temps avant et suivre l'évolution de l'épidémie avant de prendre de nouvelles mesures de restriction ou de relâchement.

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