Prévention de l'inceste : Blanquer et Taquet lancent un groupe de travail, propositions en juin

Par Elodie D. · Publié le 24 février 2021 à 12h10 · Mis à jour le 24 février 2021 à 12h14
Suite aux récits d’incestes dans la France entière, le président de la République s’était engagé à « mieux protéger nos enfants, dès le plus en âge », avec des informations claires adaptées à tous âges données en classes, de « vraies occasions de s’exprimer » et la mise en place de visites de dépistage pour tous les enfants au primaire et au collège. Un groupe de travail ce mardi 23 février 2021 pour une mise en place dès la rentrée scolaire 2021.

Sujet tabou qui éclate enfin : l’éducation sexuelle des enfants à l’école et notamment la sensibilisation à l’inceste et aux violences sexuelles. Si le sujet était déjà sur la table d’Adrien Taquet depuis quelques temps, l’émergence du hashtag #Metooinceste suite aux révélations de Camille Kouchner a eu l’effet d’un tsunami qui a réveillé le gouvernement. 

En quelques jours, le président de la République a pris la parole sur les réseaux sociaux. Il a tenu à évoquer le drame vécu par des milliers d’enfants, « leur vie brisée dans le sanctuaire de leur chambre d’enfant, de leurs enfances volées, lors de vacances en famille ou de moments qui auraient dû être innocents et ont conduit au pire » et a tenu à leur dire « On est là, on vous écoute, on vous croit. » et « La honte change de camp ». Et plus, il a signalé que « Nous ne laisserons aucun répit aux agresseurs ».

Pour que ce phénomène cesse, Emmanuel Macron a demandé à son ministre chargé de l’Éducation et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, ainsi qu’à son secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles Adrien Taquet, de revoir la politique de prévention déjà mise en place depuis quelques années. Actuellement, elle se concentre sur la sensibilisation des élèves dès la maternelle, lors de cours d’éducation à la sexualité, et le repérage et le signalement par les professeurs.

Mais il s’agit d’aller plus loin, et le gouvernement souhaite assurer « des temps dédiés à la détection des violences lors des visites médicales de dépistage », faciliter les interventions d’associations spécialisées dans la détection et la prévention des violences, mais aussi compléter l’éducation à la sexualité avec « des modules spécifiques de sensibilisation des élèves et de prévention des violences sexuelles ».

Pour cela, le gouvernement souhaite inscrire à la formation initiale et continue des professeurs et personnels de l’Éducation nationale un module spécifique de détection des violences sexuelles. Le groupe de travail devra aussi sélectionner les ressources pédagogiques « claires » à mettre à disposition des professeurs et autres personnels des écoles.

Les conclusions du groupe de travail devraient être rendues en juin 2021, pour une application dès le mois de septembre.

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