Biodiversité : l'éléphant de forêt d'Afrique désormais classé en "danger critique d'extinction"

Par Caroline J. · Publié le 25 mars 2021 à 16h08 · Mis à jour le 25 mars 2021 à 16h12
L’éléphant de forêt d’Afrique rejoint ce jeudi 25 mars 2021 la longue liste des espèces classées "en danger critique d'extinction" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Ce jeudi 25 mars 2021, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a mis à jour sa "liste rouge" des animaux menacés d'extinction. Mauvaise nouvelle pour la préservation de la biodiversité puisque l'ONG compte 1 715 espèces menacées de plus que l'an dernier. Au total, l’UICN recense 37 480 espèces menacées contre 35 765 en décembre dernier. Sur cette triste "liste rouge", on retrouve désormais les éléphants de forêt d'Afrique classés dans la catégorie des espèces "en danger critique" d’extinction et les éléphants de savane d'Afrique dans la catégorie des espèces "en danger". 

Et les chiffres sont éloquents Selon l'UICN, le nombre d'éléphants de forêt a dégringolé de 86% en 30 ans. Quant au nombre d’éléphants de savane, il a chuté de 60% en 50 ans. Selon le dernier recensement établi en 2016, l’Afrique ne compterait plus que 415.000 de ces grands mammifères.

"Ce sont vraiment des baisses marquées", explique à l’AFP Benson Okita-Ouma, de l'ONG "Save the elephants" et co-président du groupe des spécialistes des éléphants d'Afrique au sein de l'UICN. "Cette classification doit nous servir d'avertissement que si nous n'inversons pas le cours des choses, nous avons de bonnes chances de voir ces animaux frappés d'extinction" ajoute-t-il.

Alors, comment expliquer ce triste constat ? Pas de doute pour l'Union internationale pour la conservation de la nature qui pointe du doigt la responsabilité de l’Homme, et notamment le braconnage pour les défenses en ivoire, qui s’est accentué depuis 2008. Mais Benson Okita-Ouma met également en cause la destruction de l'habitat des éléphants, là encore causée par l’Homme afin d’augmenter la surface des terres agricoles ou l'exploitation forestière.

Des explications confirmées par Lamine Sebogo, du Groupe des spécialistes éléphants d'Afrique. "Que ce soit au niveau de la savane ou au niveau de la forêt, vous avez l'agriculture industrielle, vous avez les grandes infrastructures, vous avez la pression démographique." a-t-il expliqué à nos confrères de France Info.

Mais le rapport publié ce jeudi par l'Union internationale pour la conservation de la nature met aussi en lumière quelques notes plus positives, notamment en matière de conservation de l’espèce dans des pays tels que le Gabon et le Congo.

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