Journée mondiale de la procrastination : comment arrêter de tout remettre au lendemain

Par Cécile D. · Publié le 25 mars 2021 à 17h45 · Mis à jour le 25 mars 2021 à 17h45
"Je le ferai plus tard". C'est ce que beaucoup d'entre nous se sont déjà dit face au devoir de maths, à la pile de vaisselle sale, au mail auquel on n'a pas vraiment envie de répondre... En cette journée mondiale de la procrastination, découvrons les petites astuces qui vont nous aider à ne plus tout remettre au lendemain.

Vous avez peut-être déjà vécu cette situation. Vous prenez des heures pour effectuer une simple tâche, qui pourrait être finie rapidement si seulement vous ne la repoussiez pas éternellement. Vous avez bien sûr conscience du temps et de l'énergie perdus à faire cette action, mais vous ne pouvez pas vous en empêcher : la procrastination fait partie de votre vie.

À l'occasion de la journée mondiale de la procrastination ce 25 mars 2021, quelques psychologues et experts analysent ce phénomène. Pour ceux qui le souhaitent, ils délivrent même quelques conseils pour passer à l'action et surmonter notre envie de tout remettre à plus tard.

Selon une étude de l'institut Opinion Way datant de mars 2018, 49% des Français procrastinent au moins une heure par jour lorsqu'ils sont au travail. Pour le philosophe américain John Perry, ce n'est pas forcément une mauvaise chose ! Quand un procrastinateur tente d'éviter une tâche, il va en faire beaucoup d'autres pour s'occuper et justifier son inaction. Il devient donc beaucoup plus productif.

Depuis le début de la pandémie, des experts ont remarqué quelques bienfaits liés au fait de reporter son travail à plus tard. Hélène L'Heuillet, philosophe et psychanalyste, explique à BFMTV que « Du fait du contexte sanitaire et des restrictions, certains projets sont suspendus ou différés. Mais on peut tirer parti de ce temps suspendu, de ce temps différent, même si évidemment, selon les contextes sociaux ou professionnels, la situation n'est pas la même. Le temps est devenu déstructuré, déréglé à la faveur de la crise mais cela peut néanmoins permettre de nous aérer. De nous autoriser ce que nous ne nous autorisions pas. Comme dormir, rester chez soi, prendre le temps de se projeter sur des projets à plus long terme ou simplement se recentrer pour lever le pied. »

Ne pas travailler, mais se reposer, lire, avancer sur d'autres projets, se balader... Bref, prendre du temps pour soi et ce qui nous fait plaisir. 

Quelques conseils si vous souhaitez malgré tout arrêter de procrastiner :

Faire une liste. Ciblez ce que vous avez à faire et écrivez-le sur un bout de papier, cela vous évitera d'avoir à y penser constamment jusqu'à ce que cela soit fait. L'espace libéré dans votre cerveau peut ainsi être alloué à votre tâche en cours.

Si cela prend moins de cinq minutes, faites-le immédiatement. Mettre le vêtement sale dans le panier à linge au lieu de le laisser par terre, laver l'assiette et la casserole utilisées pour le déjeuner, débarrasser la table après avoir mangé, ranger immédiatement les courses... En faisant toutes ces petites actions au moment où elles se présentent devant vous, vous évitez de vous créer une montagne de tâches à faire plus tard, qui ne fera que vous dégoûter encore plus de vos corvées quotidiennes.

Une tâche à la fois. C'est dur, c'est vrai. Mais en vous concentrant sur une seule chose à faire, au lieu de vous éparpiller d'en faire dix en même temps, vous perdrez moins de temps et d'énergie.

Poser le téléphone loin de soi. Il est si tentant, ce petit rectangle technologique. On se dit que ça ne coûte rien de jeter un œil rapide sur Twitter ou Instagram. Et puis on envoie un message à un copain. Et on vérifie un truc vite fait sur Internet. Et au final, on perd plus de temps à passer d'appli en appli qu'à faire le travail que l'on cherche à éviter. Pour couper court à tout risque de tentation, laissez donc votre smartphone dans une autre pièce.

Se fixer une date butoir. S'il y a quelque chose que les procrastinateurs savent faire, c'est effectuer huit semaines de travail en huit heures, parce que l'on a repoussé le plus possible le moment de travailler. Et bien soit, choisissons ce dernier moment. Fixez-vous des dates butoirs qui vous forceront à finir un projet rapidement.

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