Réouverture des cinémas : des records de fréquentation à l'UGC Ciné Cité des Halles, à Paris

Par Cécile D. · Photos par Charlene S. · Publié le 20 mai 2021 à 18h12 · Mis à jour le 20 mai 2021 à 18h12
Après de longs mois de fermeture, les cinémas ont enfin pu rouvrir leurs salles. Un événement qui a suscité un grand enthousiasme chez les Français privés de grand écran : des records de fréquentation ont été battus ce mercredi 19 mai 2021, notamment au cinéma des Halles.

Des mois de fermeture. Des centaines de films qui attendaient leur passage sur grand écran. Et des spectateurs au rendez-vous. Ce 19 mai marquait la réouverture des cinémas en France. Un événement très attendu par de nombreux aficionados du septième art, qui n'ont pas hésité à se lever tôt le mercredi matin pour retrouver leur salle de cinéma préférée dès son ouverture. 

Au total, quelque 200 000 spectateurs se sont rués dans les salles noires ce mercredi. « C’était une journée folle ! La réouverture ne pouvait pas mieux se passer », affirme, ravi, Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français, dans les colonnes du Parisien.

Malgré les jauges de visiteurs à respecter et le couvre-feu qui empêche la tenue des séances du soir, les cinémas ont pu remplir suffisamment leurs salles pour faire de cette réouverture une réussite. 

À Paris, le cinéma qui a le mieux fonctionné ce mercredi, c'est celui des Halles. L'UGC Ciné Cité a battu son record de fréquentation, avec 1 069 billets vendus avant 9h30 du matin, et 3 000 réservations enregistrées dans la journée, en plus des billets vendus sur place.

Patrice Le Marchand, le directeur du plus gros cinéma d'Europe en termes de fréquentation, se réjouit de la reprise de son activité : « Je suis très content pour les 90 personnes de l’UGC des Halles qui n’ont pas travaillé pendant six mois », avoue le patron. Les spectateurs n'ont boudé aucun film à l'affiche. Comédies, films d'action, films d'animation... Tous ont su trouver leur public. « Cette fois-ci, l’offre est plus riche et les films sortis en octobre sont presque devenus cultes », explique Patrice Le Marchand. 

Acteurs, réalisateurs et scénaristes français ont eux aussi retrouvé le chemin des salles de cinéma avec plaisir. Certains ont même pu présenter leur film au public, parfois avec une certaine inquiétude. Maïwenn, autrice et réalisatrice d'ADN était à la fois « très excitée », « heureuse », mais aussi « angoissée pour ADN, dont la première sortie fin octobre a été tellement amputée ».

Charlène Favier, réalisatrice de Slalom, a elle aussi eu l'occasion d'échanger avec le public après la diffusion de son film. « C’est tellement bon de vous retrouver ! », avoue-t-elle. Dans une autre salle de l'UGC, quelques mètres plus loin, Nicolas Maury (Garçon chiffon) se dit très ému de ce moment de retrouvailles avec le public : « l’émotion est vive, nette, de voir les spectateurs au rendez-vous. La leçon de cette période, c’est qu’on ne peut pas rester dans nos salons. »

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche