Le concert test à l'Accor Arena de Paris (Bercy) avec Indochine : on y était, on vous raconte

Par Laura B. · Publié le 29 mai 2021 à 22h10 · Mis à jour le 31 mai 2021 à 19h11
Ce 29 mai 2021, le monde de la culture était à la fête. Le concert test géant, Ambition Live Again, à l'Accor Arena de Paris, avec Indochine se produisant devant 5.000 spectateurs, a pu avoir lieu. Un test grandeur nature, une expérience scientifique qui nous dira quand et comment les grands concerts avec public debout pourront - enfin - reprendre. On y était. On vous raconte ce grand moment, de joie d'abord, mais surtout très important pour le spectacle vivant.

D'abord annoncé plus tôt dans l'année, il a enfin eu lieu. Samedi 29 mai 2021, l'Accor Arena (Bercy) de Paris accueillait un événement de la plus haute importance : Ambition Live Again, le concert test avec Indochine devant 5.000 spectateurs. Un événement préparé depuis plus de six mois. Une étape très importante dans la reprise de la vie culturelle : des résultats de cette étude, dépendra notamment la reprise des concerts debout dans les très grandes salles.

Une expérience scientifique avant tout...

Qui dit expérience scientifique, dit protocole strict. Les participants à l'étude ont été rigoureusement choisis et ont dû se plier à de nombreuses règles. Outre le test PCR avant l'événement et les tests salivaires le jour J et à J+7, les 5.000 personnes présentes dans la fosse de Bercy (quasiment pleine) devaient bien évidemment garder leur masque tout au long du concert, et rester dans un périmètre bien défini puisqu'elles étaient également filmées par les caméras de la salle. Des agents de sécurité étaient présents pour les replacer dans le bon périmètre. Cette expérimentation se faisait sans restauration (bars et snacks étaient fermés), les participants ont juste reçu une bouteille d'eau à leur arrivée.

Pour ne pas fausser les résultats de l'étude, les journalistes et professionnels présents étaient tenus à l'écart. Ils avaient interdiction de se rendre dans la fosse et ont dû rester dans les gradins, en respectant, eux, une distanciation physique. Pour accéder à l'événement, ils devaient également présenter un test PCR négatif.

Ce concert test si important s'est tenu en présence de nombreuses personnalités politiques : le ministre de la Santé Olivier Véran, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, la maire de Paris Anne Hidalgo ou encore la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

"C'était très émouvant. Ils ont tous la banane, le sourire, ils sont contents de se retrouver et savourent le moment. Quand la musique s'ajoute à cela, que l'on voit les gens qui dansent, il y a une espèce de soulagement collectif. Voir 5000 personnes danser debout dans une fosse ça fait partie des scènes dont on a perdu la trace depuis plus d'un an. C'est donc forcément un très beau moment pour notre pays et pour la culture", a ainsi déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, au micro de BFM ce dimanche 30 mai. 

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... mais un vrai concert tout de même...

Afin que l'expérience soit la plus fiable possible, les participants ont assisté à un vrai concert. D'abord avec une première partie assurée par Etienne de Crécy de 17h30 à 18h15. Le DJ a fait danser un public vraiment à la fête et heureux d'être présent. Son DJ set était accompagné d'un vrai light show. Néanmoins, les lumières du fond de la salle demeuraient allumées.

Après la diffusion d'un film promotionnel présentent l'événement, le groupe tête d'affiche, Indochine, pour qui le public était venu (pour preuve les nombreux tee-shirts du groupe arborés par le public), a fait son entrée sur scène peu après 18h30. Si le groupe n'a pas joué dans un immense décor comme il le fait d'habitude, il a néanmoins proposé un vrai show de presque deux heures, avec de nombreux jeux de lumière et un écran géant. Trônant au fonde de la scène, il a servi a projeté quelques images d'illustration, mais surtout à transmettre les images live du concert en très grand.

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Très impliqué dans ce projet, le groupe Indochine a proposé un concert de qualité. Si, au début, le groupe, qui n'avait pas joué en public depuis bien longtemps, a dû prendre ses marques, la voix de Nicola Sirkis, se chauffer, la machine de scène Indo s'est rapidement mise en marche.

Indochine a proposé un show à la hauteur, très énergique (comme d'habitude), piochant dans ses titres les plus récents ("Nos Célébrations" et "La Vie est Belle", des chansons de circonstance, mais aussi "Station 13" ou "Song for a Dream") mais également plus anciens ("Miss Paramount", "Tes yeux noirs", "3ème sexe", "L'Aventurier", "3 nuits par semaine"...).

Le groupe a demandé au public de faire, non pas une minute de silence, mais une minute de bruit pour les soignants, les chercheurs et les morts du Covid.

Jouant à fond le jeu du vrai concert, Nicola Sirkis ne s'est pas retenu d'aller à la rencontre du public du premier rang et a également fait chanter le public - sous les masques - comme à l'accoutumée.

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...pour des sensations retrouvées !

Quel bonheur de pénétrer, à nouveau, dans l'immense Accor Arena, de déplier son siège pour s'y asseoir. On reprend vite ses habitudes de concert un peu perdues depuis plus d'un an. Enfiler ses bouchons d'oreilles juste avant que le concert ne commence. Chanter à tue-tête (avec son masque) les tubes qu'on connaît par coeur, et se trémousser, à n'en plus finir, mais à distance. Un plaisir retrouvé, le temps d'une soirée, qu'on aimerait pouvoir prolonger.

Les corps ont transpiré. Au bout d'un moment, le masque commence à tenir chaud et devient gênant. Mais on tient bon, comme le public test d'ailleurs. Toutes les personnes que l'on voyait ont bien joué le jeu du port du masque pendant toute la durée du concert, même en dépit de la chaleur. À la sortie, malgré les bouchons, nos oreilles plus habituées à autant de son, sifflent un peu. Mais pas longtemps.

C'était si bon. A quand la prochaine fois ?

Rendez-vous fin juin pour les premiers résultats de l'étude.

Rendez-vous en 2022 pour le "Central Tour" d'Indochine.

Informations pratiques

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