Variole du singe : 330 cas confirmés en France, tout savoir sur le nouveau virus qui inquiète

Par Graziella L., Caroline J., Audrey L. · Publié le 25 juin 2022 à 09h00
La variole du singe, connue sur le continent africain, est très rare en Europe. Pourtant, les autorités sanitaires constatent une augmentation soudaine des cas, dont 330 confirmés en France. Comment se transmet ce nouveau virus ? On vous dit tout.

Après le Covid-19, voici qu'un nouveau virus presque inconnu en Europe inquiète les autorités sanitaires. La variole du singe est normalement une maladie rare et endémique d’Afrique de l’Ouest, qui se transmet naturellement des animaux à l'être humain. Mais fait inhabituel, le virus s'est répandu en quelques jours dans une quarantaine de pays, dont la France. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a d'ailleurs indiqué "suivre la situation de près" et recommande "d’isoler et de tester les cas suspects et de les notifier rapidement". 

Mais qu'est-ce que la variole du singe ? Aussi appelée "Monkeypox", la maladie semble impressionnante, mais plutôt bénigne, puisqu'elle se soigne normalement d'elle-même. Moins dangereuse que la variole humaine, elle peut tout de même causer des symptômes similaires : fièvre, mal de tête, douleurs musculaires, mal de dos, ganglions lymphatiques enflés, frissons et fatigue. Et l'on reconnait plus particulièrement la variole aux éruptions cutanées qui surviennent, principalement sur le visage, la paume des mains, mais aussi sur les parties génitales.

Aucun traitement n'existe pour cette infection, qui se guérit seule au bout de deux ou trois semaines. Cependant, il existe un vaccin contre la variole efficace à 85% sur le virus, selon l'Institut Pasteur. Risque-t-on alors une épidémie comme avec le coronavirus ? Cela reste peu probable, puisqu'il faut un contact très prolongé avec un liquide organique d'une personne infectée. La maladie se transmet en effet entre humains par la salive ou lors de relations sexuelles. Les autorités sanitaires européennes, bien que rassurantes, restent vigilantes, car la multiplication des foyers inquiète l'OMS. 

Depuis la détection d'un premier cas français le 19 mai dernier, plus exactement en Île-de-France, de nouveaux cas ont été recensés. Selon le dernier bilan de Santé publique France, 330 cas de variole du singe sont donc désormais confirmés dans le pays, dont 227 en Île-de-France. Pour le moment, aucun décès n'a été signalé et les cas contacts sont vaccinés post-exposition. 

"À ce jour, ces cas sont survenus principalement, mais pas uniquement, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), sans liens directs avec des personnes de retour de zone endémique", explique dans un communiqué Santé publique France qui précise que "le contexte européen actuel constitue une alerte et suggère une contamination en Europe". Par ailleurs, Santé Publique France indique que la "surveillance pérenne de « Monkeypox » par le dispositif de la déclaration obligatoire est renforcée et des messages d’informations et d’alerte sont adressés aux professionnels de santé".

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche