Coronavirus : 5 millions de tests antigéniques expérimentés en Île-de-France, la HAS valide

Par Alexandre G., Julie M. · Publié le 26 septembre 2020 à 10h44 · Mis à jour le 26 septembre 2020 à 13h13
Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé lors de la conférence de presse "point Covid-19" ce jeudi 17 septembre 2020 avoir effectué les premières commandes de tests antigéniques, plus rapides que les PCR. 5 millions de tests antigéniques vont être déployés en Île-de-France, premier terrain d'expérimentation national, dès cette semaine.

Les tests antigéniques débarquent en France. Ou plus précisément, en Île-de-France. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, lors de la conférence de presse "point Covid-19" organisée jeudi 17 septembre 2020. 

Concrètement, le ministre a affirmé que "en Île-de-France vont être déployées les premières opérations de tests antigéniques". Pour rappel, les tests antigéniques sont des nouveaux tests rapides, qui ne sont pas destinés au "cas contacts" ou aux personnes présentant des symptômes du Covid-19. Ces tests antigéniques doivent permettre de tester massivement des personnes asymptomatiques, et qui n'ont pas été en contact avec des personnes infectées.

Mais alors, pourquoi les tests antigéniques sont-ils expérimentés en Île-de-France ? C'est surtout "grâce aux hôpitaux parisiens de l'AP-HP, dont les équipes scientifiques ont réalisé un travail indispensable pour qualifier ces tests" que l'opération se déroule dans le bassin parisien ? Ainsi, le gouvernement a "d'ores et déjà passé des premières commandes à hauteur de 5 millions de tests antigéniques qui seront arrivés d'ici à début octobre sans attendre". 

Olivier Véran poursuit en précisant que "des études ont été lancées cet été à ma demande et nous attendons désormais de façon imminente l'avis de la Haute Autorité de santé pour déterminer quels publics et dans quelles conditions ces tests salivaires pourraient être réalisés". Enfin, le ministre a conclu à ce sujet en précisant qu'il "reviendrait sans doute plus longuement sur ces deux innovations la semaine prochaine"

C'est désormais chose faite puisque la HAS vient de donner son aval pour le déploiement de ces tests cependant elle estime ne pas disposer de données suffisantes pour rendre un avis sur les « bons » tests utilisables pour ces campagnes massives, espère pouvoir rendre un avis sur le sujet, d'ici une semaine à dix jours.

Si ces nouveaux tests permettent un diagnostic beaucoup plus rapide avec un résultat en 30 minutes seulement, ils ne vont pas forcément désengorger les files d'attente dans les laboratoires puisque tout comme les tests PCR classiques, ces nouveaux tests se basent sur un prélèvement dans le fond de la cavité nasale (nasopharyngé). 

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