Coronavirus : des expositions brèves mais répétées au virus sont tout aussi dangereuses

Par Cécile D. · Publié le 28 octobre 2020 à 12h14 · Mis à jour le 28 octobre 2020 à 12h14
Après une étude américaine, le Centre de Contrôle et de Prévention des maladies des Etats-Unis demande une définition plus fine du "cas contact" : des expositions courtes mais fréquentes au coronavirus suffiraient pour être contaminé.

La découverte américaine est issue d'une situation peu banale. Un employé d'une prison dans le Vermont (Etats-Unis) a contracté le coronavirus en étant en contact avec six détenus dont il a la charge. Malgré toutes les précautions prises et le peu de temps passé avec ces prisonniers malades, le jeune homme de 20 ans est tombé malade. Après une étude minutieuse de ce cas, le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain décide de revoir la définition du cas contact.

Un peu d'histoire : l'employé de prison fait son travail chaque jour auprès de six détenus particuliers. Le 28 juillet 2020, les six prisonniers sont en attente de leur résultat du test de dépistage du Coronavirus dans une unité de quarantaine. Ils ne présentent aucun symptôme. L'employé de la prison ne reste à leur contact qu'à peine quelques minutes, mais quelques jours après, le 4 août, il ressent une perte de goût et d'odorat, des douleurs musculaires, des essoufflements. Quelques jours après, son test de dépistage au Covid-19 revient positif, tout comme ceux des six détenus. 

Grâce aux caméras de surveillance, on sait que, dans la plupart des interactions en dehors de leur cellule, les détenus portaient un masque. En revanche, dans la cour de la prison et dans certains autres cas, ils n'en portaient pas. L'employé lui-même portait un masque en tissu, des lunettes, une surblouse ainsi que des gants. Cependant, le port d'un équipement de protection ne protège pas à 100 % une personne saine, surtout si une personne infectée n'en porte pas elle-même.

Pour être cas contact, il faut être à moins de deux mètres d'une personne infectée pendant plus de 15 minutes. Si l'employé de prison n'est jamais resté plus d'une minute avec chacun des détenus impliqués, il s'est approché à moins de deux mètres d'eux à 22 reprises. Soit un total approximatif de 17 minutes de contact, espacées dans le temps. Une situation qui suffit semble-t-il à contaminer un individu.

Dans son étude, publiée en accès anticipé, la CDC recommande donc une extrême prudence face à ce virus qui se propage bien plus vite qu'on ne le croit.

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