Covid-19 : L'Italie décrète un reconfinement partiel, les médecins demandent le confinement général

Par Elodie D., Manon C. · Publié le 9 novembre 2020 à 16h08 · Mis à jour le 9 novembre 2020 à 16h14
Pour faire face au covid-19, l'Italie a mis en place un couvre-feu national de 22h à 5h du matin et un reconfinement de plusieurs de ses régions depuis le 6 novembre. Insuffisant pour les médecins, qui demandent un « confinement total » pour endiguer la deuxième vague de coronavirus. Pour le Pr Galli, "les autres maladies ne font pas la grève".

Depuis plusieurs semaines, l’Italie durcit ses mesures face à la seconde vague de Covid-19 qui frappe plein fouet le pays.

Après avoir interdit, dans un premier temps, les regroupements en privé de plus de 6 personnes et les cérémonies de baptêmes, de mariages ainsi que les enterrements de plus de 30 personnes, le gouvernement italien avait durci sa politique. S’en sont suivies, quelques semaines plus tard, la fermeture des bars et des restaurants à 18 h, la fermeture des cinémas, des salles de sport, et l’interdiction de se rassembler en groupe devant les bars et restaurants, les parcs ou dans les rues. 

Depuis le 6 novembre, l’Italie a imposé un couvre-feu général et un reconfinement dans plusieurs de ses régions. Ce couvre-feu, prévu pour l’instant jusqu’au 3 décembre, interdit toutes sorties à l’extérieur entre 22 h et 5 h du matin, sur l’ensemble du territoire national. Jusqu’à présent, des couvre-feux dans les seules régions de Latium (la région de Rome) et de Lombardie (la région de Milan) ainsi que Naples étaient concernés. 

Désormais, les lycéens vont suivre les cours à distance, tandis que les musées et les centres commerciaux vont être fermés le week-end. Par ailleurs, des « zones rouges » (la Lombardie, le Piémont, le Val d’Aoste et la Calabre) viennent d’être déclarées « à haut risque ». 16 millions d’Italiens sont donc contraints de se reconfiner, bien que ce nouveau confinement soit moins sévère que le premier. 

Sauf que l’Italie enregistre près de 40. 000 nouveaux cas positifs de Covid-19 chaque jour, et les réanimations sont proches de la saturation dans plusieurs régions, avec des opérations déprogrammées. Face à cela, les médecins appellent le gouvernement à mettre en place un confinement total.

Le professeur Massimo Galli, chef du département des maladies infectieuses de l’hôpital Sacco de Milan (nord) a résumé le problème à la télévision ce lundi. Il a expliqué sur la chaine RAI que les autres maladies ne font pas la grève parce qu’il y a le Covid et il faut s’organiser, car autrement, la pandémie finira par faire des dégâts qui vont au-delà du déjà très triste grand nombre de morts. 

À noter que de son côté, la Grèce a également décidé de se reconfiner, à compter du 7 novembre et pour une durée de 3 semaines. 

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