Covid : comment savoir quand on peut se faire vacciner ?

Par Laurent P. · Publié le 28 décembre 2020 à 16h46 · Mis à jour le 29 décembre 2020 à 10h48
Malgré les détails de la campagne massive de vaccination contre la Covid et les différentes phases expliquées par Jean Castex et Olivier Véran il y a plusieurs semaines, vous ne savez toujours pas à quelle catégorie de personnes vous correspondez ? De quelle phase vous faites partie ? Comment savoir si on est éligible au vaccin ? On fait le point.

Hormis les résidents d'Ehpads qui pourront se faire vacciner contre la Covid entre la fin décembre 2020 et le début du mois de février 2021, lors de la première phase de la campagne nationale de vaccination, comment savoir quand se faire vacciner ? Une question qui taraude de nombreux Français et à laquelle nos confrères de l'Express ont tenté de répondre, à l'occasion d'un entretien avec Dominique Martin, médecin-conseil national de l'Assurance-maladie.

Comment donc les personnes prioritaires qui doivent pouvoir se faire vacciner dès le début du mois de février 2021, vont-elles savoir si elles sont éligibles au vaccin à ce moment précis de la phase 2 ? Le médecin est des plus limpide : "Nous allons repérer dans les bases de données de l'Assurance-maladie les personnes fragiles en raison de leur âge ou de facteurs de risques identifiés, et nous leur adresserons un bon de vaccination", explique-t-il. Et de poursuivre : "Ce bon vaudra invitation à une consultation systématique préalable à l'injection avec le médecin traitant. Il comportera un numéro qui permettra au médecin de bien identifier que la personne fait partie des sujets pouvant être vaccinés dans telle ou telle phase".

C'est donc la Sécurité sociale qui sera en charge de dire qui est prioritaire ou non dans les différentes phases de la campagne de vaccination. Un organisme qui, comme le précise Dominique Martin, pourra "couvrir l'essentiel" des "comorbidités". "Nous connaissons les patients souffrant d'affections de longue durée, qui bénéficient d'une prise en charge à 100% des dépenses de santé engendrées par leur pathologie", indique-t-il, tout en expliquant que "nous ne pourrons naturellement pas être totalement exhaustifs".

Et pour cause : beaucoup d'informations entrant en compte dans la priorisation de la vaccination ne sont pas demandées par l'Assurance-maladie, comme l'indice de masse corporelle, rendant difficile l'identification de certains patients obèses, pourtant à risque et prioritaire. Même chose pour la profession des patients, qui ne figurent pas sur les bases de données de la Sécurité sociale, à l'exception du personnel médical.

Quant à savoir si le bon fourni sera obligatoire pour accéder à la vaccination, la réponse est également claire : "Non, ne pas en avoir reçu n'empêchera pas de se faire vacciner. Il reviendra aux médecins d'évaluer si, pour des raisons non identifiées en amont, une personne pourrait être éligible à la vaccination", ajoute le médecin-conseil national de l'Assurance-maladie. Et de préciser que les médecins auront également un rôle clé dans l'identification des priorisations dans sa patientèle, connaissant certaines informations que n'a pas l'Assurance-maladie.

Pour rappel, comme nous l'expliquent nos confrères de l'Express, l'Assurance-maladie aura pour tâche, durant cette campagne de vaccination, de "construire la base de données qui permettra le suivi de la campagne", Santé publique France s'occupera quant à lui "de la gestion de la logistique et de la livraison des doses, de l'arrivée des vaccins sur le territoire jusqu'aux lieux de vaccination", l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) suivra les effets secondaires et leurs évolutions et le service statistique du ministère de la Santé sera en charge "de l'analyse des données et du pilotage de la campagne".

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