Covid : « Porter un masque sur les plages n’a aucun sens », assure le médecin Guillaume Barucq

Par Cécile D. · Publié le 11 avril 2021 à 10h52 · Mis à jour le 11 avril 2021 à 10h52
Le médecin Guillaume Barucq réagit, dans une tribune publiée dans le Figaro, à l'obligation de porter un masque imposée par les préfectures de certains départements. « Porter un masque sur les plages n’a aucun sens », martèle le docteur.

Plusieurs préfectures ont choisi d'imposer le port du masque sur les plages : c'est notamment le cas dans les Hauts de France, de la Vendée aux Côtes-d'Armor, et au bord de la Méditerranée. Une décision qui indigne le docteur Guillaume Barucq, médecin généraliste à Biarritz. Dans une tribune publiée dans les colonnes du Figaro ce 9 avril 2021, le médecin veut démontrer toute l'absurdité d'une telle décision d'un point de vue sanitaire.

Dès le début de sa tribune, Guillaume Barucq donne le ton : « Le port du masque en extérieur est devenu une mesure plus politique que sanitaire. C’est avant tout une mesure voyante qui donne une fausse impression de sécurité. »

Selon le médecin, qui cite une étude irlandaise, 99,9 % des infections sont contractées à l’intérieur : les sorties en plein air, et plus particulièrement à la plage sont donc beaucoup plus sûres que toutes les activités confinées entre quatre murs.

Il ajoute qu'aucun cluster n'a jamais été détecté sur des plages, même lorsque celles-ci étaient bondées à l'été 2020. Le docteur explique que, puisque le Covid-19 se transmet par aérosols, les grands espaces ventilés ne permettent pas la contamination. Les particules virales « sont instantanément éparpillées façon puzzle dans l’air marin », assure Guillaume Barucq. Il ajoute qu'une « plage est de surcroît un environnement hostile pour un virus comme le SARS-CoV-2 qui va être agressé par les UV, la chaleur et la salinité du milieu. »

Le docteur prend également en exemple toutes les maladies que l'on soigne en partie grâce à l'air marin et rappelle qu'avant les stations balnéaires, on construisait en France des « sanatoriums marins contre la tuberculose, des hôpitaux marins et des centres de thalassothérapie ».

Le médecin généraliste trouve incompréhensibles les arrêtés préfectoraux qui imposent le port du masque sur la plage, car cette décision pourrait priver les vacanciers de précieux éléments naturels indispensables à la lutte contre le coronavirus. L'air marin, riche en sels minéraux et oligo-éléments, est un atout majeur pour aider les personnes souffrant de maladie respiratoire

De plus, le docteur Barucq précise que l'air marin « a aussi des effets positifs sur le bien-être psychologique et la performance musculaire via sa concentration en ions négatifs. L’iode, dont une bonne partie de la population est carencée, a également une action sur la stimulation de la thyroïde et du système immunitaire. »

Le port du masque à la plage est également un frein à la stimulation du système immunitaire par la vitamine D. Cette vitamine, que l'on reçoit en s'exposant aux rayons du soleil, sera moins facilement absorbée si une partie du visage est cachée par un masque, insiste le médecin.

Enfin, dernier aspect à ne pas négliger : la santé psychique et sociale. Guillaume Barucq conclut sur ce point qui lui semble important, dans notre société privée de contacts sociaux depuis plusieurs mois : « Après un an à se parler derrière un masque ou des écrans de visios, les gens auront plus que jamais besoin de se voir et la plage constitue cet espace de liberté où on s’affranchit des contraintes vestimentaires et des accessoires superflus. »

Le docteur appelle donc les instances décisionnaires à effectuer des choix basés sur la santé et les études scientifiques à disposition : il souhaite que les espaces de plein air et les espaces naturels soient des zones sans masque, pour le bien-être de tous.

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