Covid : le vaccin en spray nasal de l'Inrae et de l'Université de Tours bientôt commercialisé ?

Par Laurent P. · Mis à jour le 10 septembre 2021 à 15h42 · Publié le 10 septembre 2021 à 09h49
Bientôt un vaccin en spray nasal réellement efficace contre le Covid ? C'est en tout cas ce qu'avancent des chercheurs de l'Inrae et de l'Université de Tours qui ont déposé jeudi 9 septembre 2021 un brevet quant à un candidat vaccin par administration nasale. Un candidat vaccin qui a donné de résultats prometteurs sur les animaux, selon les chercheurs. Un spray nasal qui pourrait sortir en 2023.

La recherche d'un vaccin contre le Covid par spray nasal avance à grands pas ! L'Inrae et l'Université de Tours ont annoncé avoir déposé jeudi 9 septembre 2021 le brevet d'un candidat vaccin utilisant la technologie du spray nasal, et dont les résultats sont prometteurs après une étude pré-clinique menée sur des souris et hamsters dorés.

En quoi consiste ce vaccin ? Comme l'explique l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, il s'agit d'un vaccin à base de protéines virales, fondé sur un vaccin mis au point contre la toxoplasmose et "encapsulées dans des nano-particules à base d'amidon et de lipides", rapportent nos confrères de BFMTV. L'avantage de ce vaccin réside, toujours selon l'Inrae, dans sa capacité à "couper la transmission entre individus" en agissant sur les muqueuses nasales. Et de préciser que "techniquement, le vaccin sera administrable à l'aide d'un petit adaptateur placé au bout d'une seringue sans aiguille, permettant une diffusion au sein de la cavité nasale".

"Contrairement aux vaccins intra-musculaires, seuls les vaccins à administration par voie nasale seraient capables d'éviter la présence de virus dans le nez, stade initial de l'infection", expliquent ainsi les chercheurs dans un communiqué. Et de poursuivre : "Ils induisent en effet une immunité au niveau des muqueuses nasales, porte d'entrée et lieu de multiplication du virus". Concernant les résultats, ceux-ci n'ont pas encore été publiés.

"Les expériences ont montré que le vaccin arrête très précocement la transmission. Je travaille sur des animaux qui sont infectés: deux jours après, je constate que la charge virale dans les poumons est explosive", explique de son côté Isabelle Dimier-Poisson, responsable de l'équipe de recherche BioMAP, à l'Université de Tours, en charge de cette étude. Elle continue : "Si je regarde la même chose sur les animaux qui ont été vaccinés et infectés, je ne retrouve aucune trace du virus dans les poumons". Un vaccin sans adjuvant dont l'objectif est "d'éviter la transmission de la maladie".

Concernant une mise sur le marché, il va falloir attendre encore un peu, jusqu'en 2023 au moins, puisque des essais cliniques sur l'homme doivent être conduits pour pouvoir être autorisés par les régulateurs dans le monde. Ces essais doivent débuter au deuxième semestre 2022, après une phase de production qui doit commencer cet automne.

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