Covid : détecter le virus dans la sueur, une nouvelle méthode de dépistage qui se développe

Par Caroline J. · Mis à jour le 10 septembre 2021 à 16h18 · Publié le 10 septembre 2021 à 11h02
Après le dépistage du covid-19 nasal, salivaire ou encore anal, une nouvelle méthode est actuellement développée en Thaïlande : il s’agit du dépistage par la sueur. On vous explique.

Le dépistage du covid-19 par la sueur humaine va-t-il se généraliser ? Pour l’heure, cette méthode de dépistage est étudiée et développée par des chercheurs thaïlandais. Ces derniers ont d’ailleurs réalisé un test grandeur nature à Bangkok. L’idée ? Placer un écouvillon sous son aisselle, puis attendre 15 minutes avant de transposer la tige dans un flacon de verre, stérilisé par des rayons UV. Arrivent ensuite le prélèvement et l’analyse d’un échantillon et l'obtention du résultat en 30 secondes.

Et selon les scientifiques, ce mode de dépistage se veut aussi fiable qu’un test nasal PCR, avec une fiabilité de "95%" d'après les premiers tests effectués sur 2.000 personnes. "Les personnes infectées par le Covid-19 sécrètent des substances chimiques très distinctes", d’après le chercheur Chadin Kulsing de l'université Chulalongkorn de Bangkok, relayé sur LCI.

"Cette découverte nous a permis de développer un dispositif permettant de détecter les odeurs spécifiques produites", notamment grâce à des chiens renifleurs, a-t-il ajouté.

Désormais, le chercheur espère que cette méthode de dépistage du covid-19 sera déployée au côté des indétrônables tests PCR. Pour l’heure, ce procédé reste au stade de l'expérimentation. Mais le dépistage par la sueur a un autre avantage en plus d'être peu contraignant : il se veut beaucoup moins couteux que les tests PCR, obligés de passer en laboratoire pour fournir les résultats.

Comme le souligne LCI, le dépistage du coronavirus par la sueur a déjà été expérimenté au Royaume-Uni et aux États-Unis. Et la France s’y intéresse également puisque, depuis la fin juillet, dans un Ehpad basé dans le Haut-Rhin, un chien nommé Pokaa renifle des échantillons de sueur afin d’y détecter d’éventuels cas de covid. Et selon les premiers résultats, la truffe du chien assure une fiabilité de « 100 % sur les malades symptomatiques » et à « 95 % sur les asymptomatiques ».

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