Covid : l'accès au traitement de Merck facilité grâce à un investissement de la Fondation Gates

Par Laurent P. · Publié le 20 octobre 2021 à 17h30
La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé ce mercredi 20 octobre 2021 investir, à hauteur de 120 millions de dollars, dans la production du traitement (dans sa version générique) développé par le laboratoire américain Merck permettant d'éviter les formes graves de la maladie. Un traitement préventif, par comprimé, actuellement à l'étude par la FDA, la Food & Drug Administration.

De quoi permettre d'avancer la production du traitement contre le Covid... La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé ce mercredi 20 octobre avoir investi dans la production d'une version générique du molnupiravir, traitement préventif mis au point par le laboratoire américain Merck (à ne par confondre avec le laboratoire allemand) et particulièrement efficace contre les formes graves de la maladie, si pris dès les premiers symptômes. Un traitement qui fait l'objet d'une étude de la FDA, après que le laboratoire ait déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché.

L'argent investi doit ainsi servir pour aider la production d'une version générique (et donc moins chère) du médicament par des entreprises ayant passé un accord avec Merck, qui leur a octroyé une licence. Des entreprises basées principalement en Inde. Au total, le laboratoire américain prévoit de produire 10 millions de comprimés d'ici la fin 2021, mais le risque est qu'une majorité de cette production soit réservée aux pays riches : "L’approvisionnement mondial (de vaccins) a été acheté par les pays riches", explique Trevor Mundel, président de la division santé mondiale de la fondation Gates. Il ajoute : "Nous devons empêcher que cela arrive à nouveau".

Concernant le traitement générique, les laboratoires partenaires ont expliqué, comme nous l'expliquent nos confrères de Sud Ouest, être en capacité de produire 10 millions de comprimés par mois, "mais le problème est qu’ils ne le feront probablement pas avant de voir quelle est la demande et qui paiera", poursuit Trevor Mundel. Et de continuer : "C’est ce que nous voulons accélérer, nous ne voulons pas qu’ils attendent". 

Un investissement qui doit aussi servir à un programme de communication sur l'usage du traitement, pour qu'il soit utilisé correctement dans tous les pays où il sera disponible.

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