Covid : Le vaccin Novavax autorisé par la Haute Autorité de Santé

Par Manon C., Laurent P. · Publié le 15 janvier 2022 à 09h28
Autorisé à la commercialisation par l'Agence européenne du médicament à la fin du mois de décembre dernier, Novavax, un vaccin "sous-unitaire", à base de fragments de microbe purifiés ou de toxines traitées (donc non toxiques), et donc différent des vaccins à ARNm et à vecteur viral désactivé, est désormais autorisé en France, comme l'a indiqué la Haute Autorité de Santé ce vendredi 14 janvier. On fait le point !

La lutte contre le Covid se poursuit à travers les vaccins... L'Agence européenne du médicament annonçait, le 20 décembre dernier, avoir autorisé la commercialisation du Nuvaxovid, le vaccin du laboratoire américain Novavax, après analyse des résultats de la phase 3 des essais cliniques autour du produit. Il rejoint ainsi les quatre autres vaccins autorisés par le régulateur européen sur le marché, à savoir ceux de Pfizer, de Moderna, de Johnson & Johnson et d'AstraZeneca.

Le jeudi 6 janvier 2022, le ministère de la Santé annonçait également que les premières injections en France du vaccin de Novavax pourraient avoir lieu "début février". L'avis de la Haute Autorité de Santé est attendu "dans les jours qui viennent", selon le ministère de la Santé qui a également annoncé que la France allait recevoir "3,2 millions de doses" au premier trimestre et a posé une option pour "3,2 millions de doses" supplémentaires au deuxième trimestre. 

Cette autorisation de la HAS, elle vient tout juste de tomber, ce vendredi 14 janvier. Le régulateur français a ainsi annoncé dans un avis rendu public que vendredi que celui-ci pouvait être "une alternative utile" pour les plus récalcitrants aux vaccins. Les premières livraisons du vaccin de Novavax sont toujours attendues "fin janvier" selon le ministère, bien que "des signaux indiquent qu'il pourrait y avoir des retards" prévient d'ores et déjà le ministère.

Pour rappel, ce vaccin qui diffère un peu des autres produits sur le marché... Et pour cause : celui-ci est dit "sous-unitaire", c'est-à-dire qu'il est composé de "fragments de microbes purifiés ou de toxines traitées", comme l'explique l'INSERM. Des vaccins qui sont, de manière générale, mieux tolérés que les vaccins à vecteur viral désactivé, mais qui peuvent donner une réponse immunitaire plus faible.

Un moyen, en tous les cas, de convaincre, peut-être, les personnes encore réticentes à la vaccination... Et pour cause, selon le PDG de NovavaxStanley Erck, ce vaccin "pourrait aider à surmonter les principaux obstacles à la vaccination mondiale, notamment les défis de la distribution mondiale et l’hésitation à la vaccination"

Concernant les résultats de l'essai clinique, ceux-ci étaient particulièrement bons, avec, en juin dernier, des données montrant une efficacité du vaccin à 90,4%, grimpant même à 100% pour les cas modérés à graves de la maladie. Une efficacité que revoit le laboratoire face au variant Omicron, travaillant sur une version spécifique plus efficace contre cette souche en particulier.

L'Union européenne, quant à elle, a déjà passé une commande de 200 millions de doses pour les distribuer dans les états membres. 

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