Covid : Les premières livraisons du vaccin de Novavax repoussées à fin février en France

Par Manon C., Laurent P. · Publié le 19 janvier 2022 à 09h16
Autorisé à la commercialisation par l'Agence européenne du médicament et par la Haute Autorité de Santé, Nuvaxovid, le vaccin "sous-unitaire" de Novavax, dont l'arrivée était initialement prévue en France début février, devrait finalement être livré à la fin du mois de février 2022.

La lutte contre le Covid se poursuit à travers les vaccins... L'Agence européenne du médicament annonçait, le 20 décembre dernier, avoir autorisé la commercialisation du Nuvaxovid, le vaccin du laboratoire américain Novavax, après analyse des résultats de la phase 3 des essais cliniques du produit. Il rejoint ainsi les quatre autres vaccins autorisés par le régulateur européen sur le marché, à savoir ceux de Pfizer, de Moderna, de Johnson & Johnson et d'AstraZeneca.

Une autorisation confirmée par la Haute Autorité de Santé à la mi-janvier, le régulateur français déclarant que ce vaccin pouvait être "une alternative utile" pour les plus récalcitrants aux vaccins. Mais alors que le ministère de la Santé avait annoncé que la France allait recevoir "3,2 millions de doses" au premier trimestre et avait posé une option pour "3,2 millions de doses" supplémentaires au deuxième trimestre, détaillant que les premières injections auraient lieu au début du mois de février, voire à la fin du mois de janvier, des retards ont été annoncés, ce mardi 18 janvier 2022, au cours du point presse hebdomadaire. 

D'après le ministère de la Santé, les premières livraisons sont désormais attendues "la dernière semaine du mois de février", bien que la "date exacte" ne soit pas encore connue. L'ensemble des pays européens devaient, par ailleurs, être livrés le même jour. Concernant les commandes, le ministère précise que la France ne recevra, dans un premier temps, qu'un "volume de doses relativement restreint, entre 1,1 et 1,2 million de doses pour cette première livraison." Puis, dès le mois de mars, 800 000 doses sont attendues chaque semaine. 

Pour rappel, ce vaccin qui diffère un peu des autres produits sur le marché... Et pour cause : celui-ci est dit "sous-unitaire", c'est-à-dire qu'il est composé de "fragments de microbes purifiés ou de toxines traitées", comme l'explique l'INSERM. Des vaccins qui sont, de manière générale, mieux tolérés que les vaccins à vecteur viral désactivé, mais qui peuvent donner une réponse immunitaire plus faible.

Un moyen, en tous les cas, de convaincre, peut-être, les personnes encore réticentes à la vaccination... Et pour cause, selon le PDG de NovavaxStanley Erck, ce vaccin "pourrait aider à surmonter les principaux obstacles à la vaccination mondiale, notamment les défis de la distribution mondiale et l’hésitation à la vaccination"

Concernant les résultats de l'essai clinique, ceux-ci étaient particulièrement bons, avec, en juin dernier, des données montrant une efficacité du vaccin à 90,4%, grimpant même à 100% pour les cas modérés à graves de la maladie. Une efficacité que revoit le laboratoire face au variant Omicron, travaillant sur une version spécifique plus efficace contre cette souche en particulier.

L'Union européenne, quant à elle, a déjà passé une commande de 200 millions de doses pour les distribuer dans les états membres. 

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