Fête de la musique 2018 à l’Institut du Monde Arabe de Paris

Rendez-vous sur le Parvis de l’Institut du Monde Arabe, le jeudi 21 juin 2018, pour une soirée musicale orientale, à l’occasion de la 37ème Fête de la Musique.

Pour la Fête de la musique, l’Institut du Monde Arabe reconduit, encore et toujours, le concept de « dialogue des cultures » qui correspond le mieux à sa vocation et à ses objectifs.

Aussi, jeudi 21 juin 2018, place aux musiques de la nouvelle génération, qui, ces dernières années, à l’image du raï, du gnawa ou des groupes adeptes des fusions avec le jazz, le hip hop, le r’n’b ou la pop, ont franchi le saut… international.

Au programme de la Fête de la Musique 2018 à l'Institut du Monde Arabe :

« Mot d’accueil » - 17h30 à 19h
"Mot d'accueil" a pour but de proposer un exemple d’intégration par la langue avec de jeunes migrants arabophones. La Villa Gillet, la Fondation St Irénée et l’association ACLAAM proposent de réunir un groupe d’une dizaine d’enfants réfugiés arabophones (statut de migrants syriens et iraquiens) autour d’un projet d’atelier artistique qui explore une voie d’intégration par la langue.

Ces jeunes, âgés de 12 à 16 ans, ont choisi un mot de la langue française qui leur semble incarner ce qui a fait d’elle une langue d’accueil et offrent avec ce mot le récit du parcours de vie qui l’accompagne, avec l’aide d’un écrivain, Pierric Bailly. La restitution publique de cet atelier a eu lieu à Lyon aux Assises Internationales du Roman en mai 2018 et à Paris à l’Institut du Monde Arabe le 21 juin.

Des groupes amateurs, vocaux et instrumentaux, occuperont les scènes du parvis en simultané avec les concerts.

DJ Nadbil : dans les règles de l’art des…platines ! 19h30 à 20h
Ce DJ, résidant à Saint-Ouen, est présent depuis 6 ans dans les fêtes maghrébines les plus intenses. Ses mix vont du raï au alaoui ou au chaâbi marocain, en passant par l’oriental et les sons amazighs. Le tout dans le bon sens du groove.

I2S, l’Afrobeat child - 20h à 20h45
Dans un de ses titres le plus « play-listé », Amagni deh, puisé dans une des principales langues guinéennes, se veut le prolongement naturel de ce même chemin de création emprunté par Issa, alias I2S, lors de son premier single, sous l’intitulé Sérieux, orienté côté rap de ses débuts. En effet, natif du XXe arrondissement de Paris, un quartier où éclosent tous les brassages, Issa est entré dans la musique la porte du hip hop, incarné par son premier groupe 20e SYIN. Mais doté d’une voix entêtante et pensant que tradition et modernité ne sont pas si antinomiques que cela, il entreprend de chanter sous la double barrière franco-africaine sans pour autant être ni passéiste, ni amnésique de ses origines guinéennes. Mieux, il établit, par la magie de l’Afrobeat, une formidable jonction entre le passé le plus précieux et l’audace la plus innovante.

Pour cet artiste, l’inter-culturalité est autant un enjeu qu’un défi du XXIe siècle, car elle interpelle notre capacité à rencontrer d’autres cultures et expressions artistiques, sans « ethno-centrage » ; à les apprécier et à les intégrer dans notre société. Ce qui nourrit son travail aujourd’hui résulte de ces interactions entre soi et l’autre et permet d’envisager la différence comme une source d’enrichissement mutuel, sans laquelle l’être humain ne peut vivre. L’idée du ce deuxième single, qui en appellera, à coup sûr, d’autres, repose sur ces notions et évoque ces questions auxquelles, en tant que jeune interprète, et auteur-compositeur, il porte une même attention.

20h – 20h45 : Qaïss (vocal et instruments acoustiques) (2ème scène en simultané)

Les Tambours de Kabylie - 20h45 à 21h
Avec Saïd Akhelfi

Dans les années 1950, au moment où se forgeait la culture de l’exil dans les premiers cafés-restaurants maghrébins, Saïd Nissia, pas encore connu sous le nom d’Akhelfi, faisait oublier aux travailleurs immigrés les dures conditions matérielles et sociales auxquelles ils étaient confrontés au quotidien. Grâce à lui, le rêve d’un retour au pays, toujours hypothétique, se matérialisait presque le temps d’un soir, où le son de sa ghaïta (de la famille des hautbois) donnait le sentiment de voir surgir les villages et leurs places transformées en pistes de danse.

Multi-instrumentiste de génie, habile autant sur percussions que sur flûtes qu’il fabrique lui-même, Saïd a su faire de la ghaïta une mélodie et de la mélodie une ghaïta. Il en fera la démonstration avec sa formation et maîtres-tambours endiablés.

Orchestre Gaby : la magie orientale - 21h à 21h45
Né à Antélias, au Liban, Gaby Odeimi a été très tôt initié à la musique. Plus tard, celle-ci devient pour lui un moyen de préserver son harmonie intérieure. Il étudie le chant et le piano, puis le clavier oriental dans sa ville natale. Mais la difficulté de poursuivre au Liban, dans le contexte de la guerre, l’oblige à s’exiler et à poser bagages et instruments à Paris, où il continuera à se former en art patrimonial oriental : solfège, chant, percussion et clavier arrangeur.

Il commence ses premières tournées, au sein du groupe Zyriab, versant dans la mélodie arabe médiévale, où il assure le chant et le rythme (percussion : daf) et on le remarque dans divers festivals en Europe. Par la suite, il développe une carrière de soliste au clavier oriental et il est sollicité pour une multitude d’événements et de concerts en France et à l’étranger.

Il crée ses propres compositions, qui révèlent une sensibilité musicale entre Orient et Occident. Lors de sa prestation, il nous régalera avec des « hits » bien connus dans le monde arabe.

21h-21h45 : groupe amateur (vocal et acoustique) (2ème scène en simultané)

Battle IMA - 22h à 23h30

Des grands noms pour faire le buzz immédiatement et créer le rendez-vous. Des jeunes virtuoses issus entre autres de Tunisie, Maroc, Syrie, Algérie… Avec de jeunes musiciens live. Proposé par Rstyle, dirigé par François Gautret, le Battle IMA, incluant, entre autres, Vagabond crew // Team France, Wanted // Paris et Melting force // Saint- Étienne, est une compétition mêlant musique traditionnelle et rencontre chorégraphique de danse urbaine. Quatre compagnies de danse hip hop d’Ile de France s’affronteront lors de trois étapes pour remporter le Battle IMA. Les quatre équipes de 5 danseurs se produiront face à un jury composé de 3 personnalités du hip hop qui vont les départager pour désigner les vainqueurs. La compétition est ponctuée par des prestations de danse.

Entre tradition et modernité, le Battle IMA se veut à l’image du monde arabe d’aujourd’hui. Ainsi le Battle proposera une programmation variée avec le groupe de musique traditionnelle J&J et Dj T-Sia. Les premiers excelleront dans la maîtrise du violon, de la guitare et de la darbouka tandis que la seconde apportera sa maîtrise du scratch et du beat jungling. Une musique fusion tout en énergie pour le plus grand plaisir des danseurs mais aussi du public.

Fouzi « Raïlover », la bonne étoile du raï - 23h30 à 00h30
Fouzi, Houari Bellal pour l’état-civil, a débuté sa carrière d’artiste, en 1989, par une apparition dans l’émission culturelle Alhane Wa Mawahibe, sur la radio El Bahia FM, où il interpréta un titre du regretté Cheb Hasni. Fouzi est doué pour le chant, mais il ne se consacrera à sa passion qu’après avoir décroché son diplôme d’Ingénieur d’Etat en Génie Mécanique. C’est à ce moment- là qu’il décidera de faire de la chanson son métier…

Sa carrière sera véritablement lancée en 1995, lors de la parution de son premier album Sédicave. Il participera, cette même année au festival du raï, pour la première fois aux côtés de Cheb El Hindi et de Cheba Zahouania. En 1996, il sortira son deuxième opus, Coq d’Or, mais il ne sera propulsé au - devant de la scène qu’après sa participation au festival d’Alger, aux coté de Cheb Nasro, Abderahmane Djalti et Cheikha Djenia. Il y sera reconnu et consacré comme la nouvelle star du raï.

En 1998 il grave son quatrième album, intitulé, Sun House, et est invité, en vedette, au Festival de La chanson moderne à Belfort. En 2009, Fouzi est découvert par le public français avec le tube « Fils d’Immigrés » où il est l’invité de Lim & Zeller, deux pointures du rap français. Depuis, ce trentenaire, à voix captivante et sensuelle, poursuit une carrière palpitante, avec à la clé, de nombreux titres à succès.

 

De quoi entrer dans la danse jusqu'au bout de la soirée !

Et pour encore plus de bons plans, découvrez la sélection des sorties pour la Fête de la Musique 2018 :


Caroline J.
Dernière modification le 25 mai 2018

Informations pratiques

Horaires
Le 21 juin 2018
À 17h30

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    Lieu

    1, rue des Fossés-Saint-Bernard
    75005 Paris 5

    Accès
    Métro Jussieu
    ligne 7, ligne 10

    Tarifs
    Gratuit

    Site officiel
    www.imarabe.org

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