Natures Mortes, la Carte Blanche d'Anne Imhof au Palais de Tokyo

Par Laurent P. · Publié le 27 avril 2021 à 17h28 · Mis à jour le 28 avril 2021 à 10h06
Le Palais de Tokyo invite les amateurs d'art à découvrir la nouvelle exposition de l'artiste Anne Imhof, intitulée Natures Mortes, dès le mois de mai 2021 à des dates encore indéterminées, en raison de la crise sanitaire.

Une exposition d'envergure... Voilà ce que propose le Palais de Tokyo à travers une nouvelle Carte Blanche consacrée à l'artiste Anne Imhof, intitulée Natures Mortes, et qui doit se tenir du mois de mai à l'automne 2021 à des dates encore indéterminées, en raison de la crise sanitaire et de la fermeture des musées.

Une exposition qui s'inscrit dans la continuité des cartes blanches précédentes, initiées par Ugo Rondinone en 2007 et dont la dernière, celle de Tomàs Saraceno, s'est tenue en 2018. L'idée derrière exposition ? "Montrer l’amplitude et la nature protéiforme de la pratique d’Anne Imhof", comme l'explique le musée dans un communiqué. Une rétrospective qui doit présenter à la fois son travail en temps que peintre, mais également en temps que dessinatrice et sculptrice.

Inspirée de l’œuvre de PicabiaNatures Mortes : Portrait de Cézanne, Portrait de Renoir, portrait de Rembrandt”, l’exposition d'Anne Imhof met en évidence d’entrée de jeu "l’entropie et la dégradation qui s’opèrent dans l’action de vivre". Un titre, Natures Mortes, qui questionne aussi "notre perception de ce qui est vivant et ce qui ne l’est pas et souligne les contractions qui se produisent entre ces deux états de l’être et de la matière", à l'image du genre artistique cher à de nombreux artistes, comme Cézanne.

Deux univers, celui de la nature morte et de la "partie formative de son oeuvre", qui provoque ainsi "une manifestation de l’absence, de ce qui a déjà ou pas encore eu lieu et dont il ne reste parfois que les ruines et les traces". Et un lieu d'exposition, le Palais de Tokyo, qui devient, tout comme lors de son exposition au Pavillon allemand de Venise, en 2017, "un territoire de résistance et de résonance". Tout comme à la Biennale de Venise, l'artiste a vidé les lieux de toutes structures éphémères pour l'occasion, n'ayant gardé que l'ossature du bâtiment.

Elle y installe ainsi "un vaste paysage constitué de parois de verre recyclées", reconstituant un ensemble à la fois urbain et domestique où "le visiteur se promène dans un labyrinthe en verre qui sépare et en même temps laisse traverser le regard". Entre isolement et perception, les visiteurs sont ainsi mis face "aux enjeux des regards et d’observation qui se mettent en place dans ces espaces de rencontre et de confrontation à l’autre".

Une exposition qui rassemble également, en plus de ses oeuvres phares comme Rage, Angst, Faust ou encore Sex, un ensemble totalement inédit d'anciennes et de nouvelles productions artistiques, sous forme de peintures, dessins, sculptures, installations, composition musicale ou encore sous forme d'une nouvelle pièce performative. Et des oeuvres qui "entrent en résonance" avec l'univers d'autres artistes, comme Alvin Baltrop, Trisha Donnelly, Eliza Douglas, Théodore Géricault, David Hammons, Eva Hesse, Joan Mitchell, Cady Noland ou encore Paul Thek.

Informations pratiques

Tarifs
Tarif réduit : 9€
Plein tarif : 12€

Site officiel
www.palaisdetokyo.com

Plus d'informations
Ouvert du mercredi au lundi de 10h à 19h. Fermé le mardi.

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche