Yves avec Wiliam Lebghil et Philippe Katerine : critique et bande-annonce

Yves, comédie originale de Benoît Forgeard, avec Wiliam Lebghil, Doria Tillier et Philippe Katerine, a clôturé La Quinzaine des Réalisateurs 2019 à Cannes. Le film sort au cinéma le 26 juin 2019.

Le film "Yves" présenté en clôture de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2019 est une comédie réalisée par Benoît Forgeard.

William Lebghil -  qu'on a pu voir en 2018 dans "Première Année" au côté de Vincent Lacoste, dans "Ami Ami" la même année, dans "La fine équipe" en 2016 et dans "Les Nouvelles Aventures d'Aladin" en 2015 au côté de Kev Adams avec qui il a joué dans la série "Soda" - tient le rôle principal. Il partage l'affiche avec le chanteur et comédien Philippe Katerine et avec Doria Tillier, ancienne miss Météo du "Grand Journal" de Canal+ qu'on a notamment vue dans "Monsieur & Madame Adelman" sorti en 2017 réalisé par Nicolas Bedos, dont elle cosigne le scénario avec le réalisateur.

La sortie en salles d' "Yves" est prévue pour le 26 juin 2019.

Synopsis :

Jérem (Wiliam Lebghil) s'installe dans la maison de sa grand-mère pour composer son premier disque. Il y rencontre So (Doria Tillier), une mystérieuse enquêtrice qui travaille pour le compte de la start-up Digital Cool. Elle parvient à le convaincre de prendre à l'essai Yves, un réfrigérateur intelligent censé lui simplifier la vie. Petit à petit, le frigo va gagner l'amitié de Jérem jusqu'à faire de lui une star en devenant son ghost writer. 

La bande-annonce :

Critique :

Pour son troisième long-métrage, Benoît Forgeard propose une comédie audacieuse, par son thème, un frigo qui parle, et par son traitement.
L'intelligence artificielle (Yves), sujet qui intéresse beaucoup le réalisateur qui a mis plusieurs année à écrire son film, est d'abord bête puis se constitue une base de données en observant Jérem, jusqu'à avoir suffisamment de connaissances pour l'humilier.
L'IA est au cœur du film, en devient (presque) le personnage principal, objet de convoitise amoureuse, témoin lors d'un procès et même dotée de sa fondation pour les oubliés, tel un refuge animalier.
William Lebghil interprète un rappeur branleur obsédé par sa bite, un personnage aux blagues nulles, à la drague lourde, qui n'est pas sans rappeler Simane, le personnage qu'interprétait le comédien dans "Soda". Un personnage lunaire, amené à lécher des aisselles et sucer du savon !
Quant à Philippe Katerine, qui avait été président de la République pour Benoît Forgeard dans "Gaz de France", il est Dimitri, un impresario - de pacotille ou presque-  toujours habillé n'importe comment (manteau de fourrure sur jogging), ce qui fait aussi la puissance comique de ce personnage.
Néanmoins, derrière l'apparente futilité de la chose, le réalisateur glisse sa vision et sa critique de notre société moderne et de ses évolutions notamment en matière d'intelligence artificielle. Il dépose ça et là quelques références, comme celle au poème "Liberté" de Paul Eluard placée au détour d'une chanson de rap. Quant au clash entre Jerem et Yves, il ne peut que nous faire penser entre celui entre Booba et Kaaris qui dure depuis l'été dernier.
Si le film souffre de quelques longueurs et qu'il se barre complètement en cacahuètes à la fin, il a néanmoins le mérite d'être très original.
Petit bonus : regardez absolument le clip de la chanson "Carrément rien à branler" qui illustre le film, une vidéo complètement barrée qui donne le ton du long-métrage.

Laura B.
Dernière modification le 24 juin 2019

Informations pratiques

Horaires
Du 26 juin 2019 au 2 juillet 2019

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