Persona Non Grata de Roschdy Zem : critique et bande-annonce

Le réalisateur Roschdy Zem sera de retour dans les salles obscures avec son nouveau film, "Persona Non Grata", un drame, le 17 juillet 2019. Un film sombre et captivant.

Roschdy Zem signe son retour au cinéma, en tant que réalisateur, avec "Persona Non Grata", son cinquième long-métrage après notamment "Omar m'a tuer" et "Chocolat", avec Omar Sy, son dernier film en date, sorti en 2016.

"Persona Non Grata" est un drame - dont Roschdy Zem signe également le scénario - qui réunit, devant la caméra, Nicolas Duvauchelle (que Zem a déjà dirigé dans "Bodybuilder" en 2014 et qu'on a notamment pu voir dans les excellents "Polisse" et "Secret Défense"), Raphaël Personnaz (vu cette année dans "Nicky Larson et le Parfum de Cupidon", mais aussi dans "L'Affaire SK1" et dans "Quai d'Orsay"), Anne Charrier (qu'on a plus souvent l'habitude de voir à la télé dans les séries "Chefs" et "Maman a Tort" sur France 2 par exemple) et Hafsia Herzi ("La Graine et le Mulet", "Française", "Le Chat du Rabbin" ou encore "Mektoub My Love").

Des acteurs qui donneront également la réplique à Roschdy Zem, qui, en plus d'être réalisateur et scénariste, est comédien dans "Persona Non Grata" qui sort le 17 juillet 2019.

Synopsis :

José (Nicolas Duvauchelle) et Maxime (Raphaël Personnaz) sont amis et associés minoritaires dans une entreprise de BTP qui connaît quelques difficultés. Face à la nécessité de protéger leurs intérêts, ils vont prendre une décision radicale et se retrouver liés par un sombre secret. Alors qu'ils commencent à peine à entrevoir un avenir meilleur, un étrange personnage, Moïse (Roschdy Zem), fait irruption dans leurs vies, leur rappelant que rien ne peut complètement s'effacer...

Bande-annonce :

Critique :

Avec "Persona Non Grata", Roschdy Zem livre un film dramatique captivant.
Si au début on voit seulement de l'argent - qu'on suppose être un pot de vin - tout est suggéré, peu explicite, mais on se doute bien que les personnages incarnés par Nicolas Duvauchelle et Raphaël Personnaz ont fait quelque-chose de grave. Et, c'est seulement avec l'arrivée (un peu tardive) du personnage de Roschdy Zem, un vrai parasite, qu'on comprend la gravité de la situation. Une arrivée que le réalisateur a soigné - en plaçant sa caméra à la place du personnage afin que le spectateur se mette entièrement à sa place - pour un Moïse très haut en couleurs, notamment grâce à ses chemises bariolées et à son langage un peu daté ("Ça pulse ?"). Moïse rend les deux autres complètement fous, paranos et José (Nicolas Duvauchelle) va sombrer. C'est cette descente aux enfers progressive que Roschdy Zem, le réalisateur, parvient à très bien rendre sur écran.
Mais dans ce film bien sombre, le réalisateur réussit tout de même à offrir aux spectateurs quelques séquences un peu plus légères - en apparence - comme lorsque José et Maxime en viennent à écouter un concert de rap gitan dans leur bureau ou lorsque Maxime chante "La Corrida" de Cabrel en voiture.
On apprécie aussi le casting des seconds rôles avec notamment Arsène Mosca (qu'on a pu voir dans "Un gars, une fille" sur France 2) et Jean-François Malet (qui a joué Jean-François Leroux dans "Plus Belle la Vie" pendant 10 ans).

Laura B.
Dernière modification le 3 juillet 2019

Informations pratiques

Horaires
Du 17 juillet 2019 au 23 juillet 2019

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