[Série] The Eddy sur Netflix : critique et bande annonce

Par Laura B. · Publié le 7 mai 2020 à 12h12 · Mis à jour le 7 mai 2020 à 12h14
"The Eddy", série événement tant attendue sur Netflix, débarque sur la plateforme de vidéos en ligne le vendredi 8 mai 2020. Créée et réalisée, en partie, par le franco-américain Damien Chazelle, "The Eddy" plonge le spectateur dans l'univers d'un club de jazz parisien. Une série qui fleure bon la musique et la capitale, avec Leïla Bekhti, Andre Holland, Amandla Stenberg et Tahar Rahim.

"The Eddy", c'est LA série Netflix - mise en ligne vendredi 8 mai 2020 - qui va faire parler d'elle ces prochaines semaines.
D'abord parce qu'elle se passe à Paris, mais aussi parce qu'elle est coécrite et coréalisée par Damien Chazelle, oscarisé pour "La La Land".

"The Eddy" c'est le nom du club de jazz parisien - un club miteux qui vivote - où se déroule principalement l'action de la série composée de 8 épisodes d'environ 1h.
Damien Chazelle y réunit un casting international 5 étoiles : Andre Holland (le film oscarisé "Moonlight", les séries "The Knick", "Castle Rock"), Tahar Rahim (Césarisé pour "Un Prophète", "Réparer les Vivants", "Marie Madeleine"), Amandla Stenberg ("The Hate U Give", "Hunger Games"), Leïla Bekhti (les films "J'irai où tu iras" "La lutte des classes", "Le Grand Bain", la série "Jour Polaire") ou encore Joanna Kulig.

Synopsis :

Autrefois célèbre pianiste de jazz new-yorkais, Elliot Udo (Andre Holland) est désormais le patron de The Eddy, club parisien ayant connu des jours meilleurs. Il y dirige un orchestre où officie la chanteuse Maja (Joanna Kulig), qui est aussi sa petite-amie occasionnelle.Tandis qu'Elliot découvre que son associé Farid (Tahar Rahim) est probablement impliqué dans une affaire douteuse, d'autres secrets éclatent au grand jour, qu'Amira (Leïla Bekhti) la propre épouse de Farid ignorait. Et quand Julie (Amandla Stenberg), la fille d'Elliot, ado perturbée, débarque soudain à Paris pour vivre avec son père, l'univers professionnel et personnel de celui-ci s'effondre peu à peu. Il va devoir affronter les fantômes du passé tout en se démenant pour sauver son club et protéger ceux qui lui sont chers.

Bande-annonce

Critique :

Si le rythme de "The Eddy" est plutôt lent et les épisodes d'une durée assez longue, on se laisse volontiers porter par le petit swing de la série. Surtout en cette période de confinement et de fermeture de toutes les salles de spectacles : vivre par procuration les aventures d'un club de jazz - et ses moments live - ça n'a pas de prix. Tout comme voir notre belle capitale animée, vivante.
Dans "The Eddy", la musique occupe une place de premier plan. Elle est quasi omniprésente, accompagnant surtout la joie des personnages. Le silence est de mise pour exprimer leur tristesse.
Si le jazz du club est agréable, en revanche l'accordéon que l'on peut entendre pour l'ambiance parisienne est un peu cliché.

Série internationale tournée à Paris avec des acteurs français oblige, "The Eddy" a été tournée en plusieurs langues, l'anglais, le français et l'arabe. L'ensemble des acteurs passent très aisément d'une langue à l'autre.

Pour "The Eddy", Damien Chazelle, réalisateur des deux premiers épisodes - chaque épisode a d'ailleurs pour titre le prénom d'un personnage - a choisi de filmer très souvent caméra à l'épaule. Son objectif suit ainsi rapidement les mouvements du personnage en action. L'image est brute, sans filtre, montrant la vraie vie, un peu comme dans les vieux films. La caméra filme au plus près des personnages, faisant de très gros plans sur les mains qui jouent d'un instrument pendant les lives.

"The Eddy", tournée à Paris, offre de très belles images de notre capitale animée : oeuvres de street-art, Tour Eiffel, aéroport et rame de métro pleins de monde, un pique-nique dans un parc... Des images qui manquent cruellement en ce moment et qu'on apprécie grandement de voir.

Les premiers épisodes de "The Eddy" maintiennent un petit suspens : on a toujours envie d'en savoir davantage sur l'histoire du club et des personnages qui gravitent autour. Des personnages plutôt attachants. Elliot (Andre Holland) a gardé l'élégance du pianiste qu'il était. Il ne peut s'empêcher de se mettre souvent au piano, mais l'on voit bien sa tristesse dès qu'un instrument pénètre dans son champ de vision. Parisien d'adoption, il se semble pas très heureux et il entretient une relation compliquée avec sa fille Julie (Amandla Stenberg qu'on a beaucoup aimé dans "THUG").
Quant à Leïla Bekthi et Tahar Rahim, couple marié si discret à la ville, ils apportent leur romantisme à la série. Les talents de chanteur et de trompetttiste de Tahar Rahim surprennent d'ailleurs !

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