Cinéma : Roselyne Bachelot présente des mesures exceptionnelles pour soutenir la filière

Par Cécile D. · Publié le 24 septembre 2020 à 10h54 · Mis à jour le 24 septembre 2020 à 10h55
Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, a profité du 75e Congrès de la Fédération nationale des cinémas français, qui s’est tenu à Deauville le 23 septembre 2020, pour présenter un ensemble de mesures exceptionnelles, prises pour soutenir la filière du cinéma face à la crise économique engendrée par le Coronavirus.

Lors du 75e Congrès de la Fédération nationale des cinémas français, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé une série de mesures exceptionnelles, visant à soutenir la filière cinématographique, qui souffre de la crise économique créée par le Coronavirus. Une partie de ces mesures reposent sur le plan France Relance, présenté par le Premier ministre le 3 septembre dernier. Ces mesures complètent également celles prises pour le secteur de l’audiovisuel, dévoilées le 17 septembre 2020 aux Folies Bergères à Paris.

Ce plan d'action en faveur des cinémas, dévoilé dans un communiqué du gouvernement, comprend deux volets. D'une part, le CNC, le Centre national du Cinéma et de l'Image Animée, reçoit un fonds exceptionnel de 50 millions d'euros, qu'il doit utiliser afin de « compenser les pertes de recettes de billetterie restant à charge des salles de cinéma du fait de la baisse de leur fréquentation de septembre à décembre 2020. »

D'autre part, le plan France Relance prévoit, lui aussi, l’affectation de 165 millions d’euros au CNC. Dans cette somme, on compte 60 millions d’euros, destinés à réarmer le CNC, en compensant intégralement ses pertes nettes de recettes fiscales affectées. Cette somme permet de garantir le maintien à leur niveau actuel de l’ensemble des dispositifs d’aide à la création et à la diffusion. Les 105 millions d’euros restant doivent financer de nouvelles mesures exceptionnelles.

Ces mesures, détaillées dans le plan de relance du gouvernement, prévoient une répartition de l'argent comme suit : 

  • 17,7 millions d'euros pour encourager la sortie des films en période de reprise pour faire revenir le public dans les cinémas en soutenant les acteurs de la distribution cinématographique

  • Six millions d'euros servent à miser sur les talents d’avenir qui seront les véritables reconstructeurs du secteur, en détectant et soutenant au plus tôt les talents pour inventer les récits et les formats d’expression de demain 

  • 38,4 millions d'euros sont alloués pour rattraper le retard en production cinématographique et audiovisuelle, le soutien de l’activité des producteurs permettant de créer un effet d’entraînement rapide sur toute la filière 

  • 34,3 millions d'euros pour assurer la viabilité des salles à court et à long terme en allant chercher le public de demain sur tous les territoires, avec un soutien renforcé aux exploitants et un renforcement des actions de diffusion culturelle et l’éducation à l’image 

  • Dix millions d'euros vont permettre d'accélérer la modernisation des industries techniques, pour positionner la France comme un acteur central des productions, à travers un investissement dans les studios de tournage et la production numérique 

  • 8,3 millions d'euros doivent aider à renforcer l’internationalisation de la filière en faisant de la France un moteur de la relance mondiale du secteur, grâce à ses exportateurs, ses partenaires de co-production et l’attractivité de ses structures de tournage 

  • 1,8 million d'euros pour soutenir la valorisation du patrimoine cinématographique et audiovisuel, en favorisant la diffusion des grandes œuvres du répertoire auprès d’un large public 

Le but, pour Roselyne Bachelot, est de permettre « à tous les acteurs de la création audiovisuelle et cinématographique de préparer une reprise durable et pérenne de leur filière. » 

« La mobilisation de l’Etat est plus essentielle que jamais pour soutenir nos filières cinématographique et audiovisuelle qui sont durement frappées par la crise. Nous devons œuvrer pour préserver un secteur économique qui crée de la richesse partout en France, mais aussi pour conforter notre capacité à créer, diffuser et exporter des œuvres qui reflètent notre identité dans toute sa complexité et sa richesse », conclut la ministre.

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