Mort à 2020, la satire des créateurs de Black Mirror sur Netflix : critique et bande-annonce

Par Laura B. · Publié le 6 janvier 2021 à 12h02 · Mis à jour le 6 janvier 2021 à 12h03
Fin 2020, les créateurs de "Black Mirror" frappaient à nouveau. Annabel Jones et Charlie Brooker ont imaginé, pour Netflix, le film "Mort à 2020". Ce documenteur satirique refait l'effroyable année 2020, avec Hugh Grant, Lisa Kudrow, Samuel L. Jackson ou encore Laurence Fishburne. A voir sur la plateforme de vidéo à la demande sans, évidemment, tout prendre au sérieux.

Après "Connectés" sur Prime Video et "Songbird" qui vient de sortir en VOD, l'année 2020 qui vient de s'écouler continue d'inspirer les scénaristes.
Quelques jours seulement après Noël, le 27 décembre 2020, Netflix dévoilait le film "Mort à 2020", un autre cadeau de Noël que nous fait la plateforme deux jours après la mise en ligne de "C'est nous les héros".

"Mort à 2020" est un film de fiction, sur le ton de la comédie, présenté comme un documentaire, et donc un documenteur. C'est à Charlie Brooker et Annabel Jones qu'on doit cette satire, les créateurs de la série "Black Mirror". 

Pour "Mort à 2020", Annabel Jones et Charlie Brooker sont parvenus à réunir un énorme casting : Samuel L. Jackson (dans "Spirale : l'héritage de Saw" l'année prochaine), Hugh Grant, Tracey Ullman dans le rôle de la Reine Elizabeth II (au générique de "The Prom" qui vient de sortir sur Netflix), Lisa Kudrow (Phoebe dans "Friends" !), Leslie Jones ("SOS Fantômes"), Joe Keery (Steeve dans "Sranger Things") et Laurence Fishburne à la narration.

Synopsis :

2020 : Une année si [insérer l'adjectif de votre choix] que même les auteurs de "Black Mirror" n'auraient pu l'inventer ! Ce qui ne signifie pas qu'ils n'ont pas leur mot à dire…
"Mort à 2020" est une satire originale Netflix qui retrace cette année épouvantable… qui n'est peut-être pas finie… Tournée comme un documentaire, "Mort à 2020" mêle les témoignages de personnalités (fictives) mondialement célèbres à des images d'archives de ces douze derniers mois.
"Mort à 2020" est l'émission cathartique que vous n'oublierez jamais sur une année que vous souhaiterez oublier le plus rapidement possible !

La Bande-Annonce :

Notre critique :

Avec "Mort à 2020", Annabel Jones et Charlie Brooker arrivent à nous faire rire de 2020 alors que l'année est écoulée est tout sauf drôle. Là est leur tour de force.

Dans leur film, les réalisateurs parviennent à tout tourner en dérision, même la pandémie de coronavirus, "transmis à l'homme pendant un rapport sexuel avec une chauve-souris", et le confinement.
Pour ce faire, ils mêlent vraies images d'actualité, avec des personnalités politiques notamment, et faux témoignages farfelus de personnages complètement barrés.
La caution scientifique du film, un expert plus que douteux, affirme que le virus a "une forme de ballon de basket à la Playstation", tandis que la porte-parole officieuse de la Maison-Blanche interprétée par Lisa Kudrow raconte des bobards encore plus gros que ceux du président. Quant à l'historien incarné par Hugh Grant, il multiplie les références à "Game of Thrones" et "La Guerre des étoiles" dans ses analyses. Et la citoyenne lambda a développé de multiples personnalités pendant le confinement si bien qu'elle tente de maintenir une distance sociale avec elle-même. Des personnages servis par de bons acteurs.

Dans "Mort à 2020", pour les auteurs du film, Donald Trump est un "président porc", Boris Johnson un "premier ministre épouvantail" qui n'a "toujours aucune compétence même après avoir été infecté par le coronavirus" et Joe Biden a 200 ans.

Si le coronavirus occupe une large partie du film, les réalisateurs n'oublient pas d'évoquer, toujours avec beaucoup d'humour et de façon très décalée les autres événements de l'année passée. Les incendies en Australie qui ont obligé le pays à un "relooking au carbone", la campagne électorale américaine avec Joe Bien "qui parle aux voitures", le premier débat entre Trump et Biden "aussi intéressant qu'un duel de pigeons pour une bout de pain" et la défaite de Trump à l'élection présidentielle avec la prise de parole de son avocat Rudy Giuliani, "l'idiot du village juridique".

Le documenteur prouve, et c'est aussi son but,  qu'on peut faire raconter n'importe quoi aux images, et nous offre une certaine réflexion sur la situation actuelle. Les (fausses) pistes d'évolution évoquées pour 2021 sont tout aussi marrantes que le reste du film. 

"Mort à 2020", une oeuvre à prendre au 25ème degré, au moins.

Informations pratiques

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