En passant pécho sur Netflix : bandes-annonces, critique et Interview

Par Laura B. · Mis à jour le 10 février 2021 à 18h18 · Publié le 10 février 2021 à 11h07
Attention, ovni en approche. Ce 10 février 2021, Netflix met en ligne "En passant pécho", une comédie d'action qui n'est autre que l'adaptation de la websérie du même nom. Portée par Hedi Bouchenafa, Nassim Lyes, Fred Testot, Benjamin Tranié, Bun Hay Mean ou encore Vincent Desagnat, ce film est complètement barré. Et pour l'occasion nous avons rencontré les deux acteurs principaux.

En février, s'il y a du drame, avec "Malcolm & Marie", sur Netflix, il y a aussi de la comédie !
Netflix met en ligne, ce mercredi 10 février 2021, "En passant pécho". Ce film n'est autre que l'adaptation en long-métrage de la série du même nom.

"En passant pécho" est une websérie humoristique diffusée sur Youtube, créée au début des années 2010 par Julien Royal et Nassim Lyes, dans la lignée de "Kaïra Shopping" de Franck Gastambide.
La chaîne Youtube "En passant pécho" enregistre plus de 300.000 abonnés et surtout plusieurs dizaines de millions de vues.

Bien des années plus tard, "En passant pécho" devient un film pour Netflix, toujours réalisé par Julien Royal, et sous-titré "Les Carottes sont cuites".
Au casting, on retrouve les deux acteurs principaux de la série, Nassim Lyes et Hedi Bouchenafa, entourés d'une flopée de guests très prestigieux. Ils donnent ainsi la réplique à Fred Testot (vu récemment dans "SAM"), Vincent Desagnat, Benjamin Tranié (dont on a adoré le premier spectacle), Jonathan Lambert, Bun-Hay Mean, Hakim Jemili, Charlotte Gabris, Julien Courbey, Julie Ferrier, Kemar, Brahim Bouhlel (vu dans "Validé") ou encore Observateur Ebène.

Par ici pour découvrir l'interview : 

Synopsis :

Hedi (Hedi Bouchenafa) et Cokeman (Nassim Lyes) sont les deux pires dealers de la capitale. Arnaqueurs à la petite semaine, ils survivent en faisant passer des Carambars pour des barrettes de shit. C’est la Hess ! Fatigués de ce train de vie, leur quotidien va considérablement s’éclaircir lors du mariage de Zlatana, la petite sœur d'Hedi, avec un grand baron de la drogue : Arsène Van Gluten (Fred Testot). Ce dernier, sous la pression de sa nouvelle femme, leur fournira plusieurs kilos de Mojo Mango, du cannabis de toute première main. Hedi et Cokeman ont enfin l’opportunité d’ouvrir leur propre réseau. Persuadés que cela signifie pour eux la fin de la galère, ils ignorent encore que ce n’est que le début des problèmes…

Les Bandes-Annonces :


Notre critique :

Alerte ovni !
Après avoir été une websérie, "En passant pécho" devient un long-métrage sur Netflix.
Plus abouti et professionnel que la série dont il est l’extension, "En passant pécho" est le premier long-métrage de Julien Royal.

Ce film, complètement barré et hilarant, à l’humour plus que potache, offre un univers à cheval entre celui de Franck Gastambide ("Kaïra Shopping"), celui du réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt à qui l’on doit "Dikkenek" et plus récemment "Lucky", et aussi celui de "La Beuze" (où jouait déjà Vincent Desagnat). Un univers où évoluent nos deux personnages principaux, de joyeux loosers.

Julien Royal imprime sa marque de fabrique avec toute une galerie de personnages atypiques, tous plus barrés les uns que les autres. Des personnages servis par des acteurs à la hauteur de l’ambition du réalisateur. 
Cokeman (Nassim Lyes) n’a qu’une seule tenue composée d’un slip, un manteau de fourrure et une paire de chaussures de sécu.
Benjamin Tranié – qui joue-là dans son premier film – incarne Augustin, une victime. Un personnage parfaitement taillé pour lui, dont on se moque des chicots (comme l’humoriste le fait sur ses stories) et vêtu de "sapes de beauf du 77" (NDLR : Benjamin Tranié, qui est originaire de Seine-et Marne, s’est fait notamment connaître grâce à son personnage de beauf dans ses chroniques sur Radio Nova).
Hakim Jemili est un photographe aux tenues peau de serpent. Fred Testot est tellement drôle en industriel roi de la brioche fourré, trafiquant de drogue, bourgeois avec petit foulard autour du cou.

"En passant pécho" multiplie les références au cinéma, de "The Mask" à "Scarface" (on n'a peut-être pas réussi à toutes les trouver). Par exemple, Hédi se prend pour Tony Montana, avec son col pelle à tarte, au son de "Push it to the limit".

Le réalisateur va très loin dans le détail. Outre ces nombreuses références au 7ème art, il a créé un langage particulier pour ses deux dealers (un peu comme le fait l’écrivain Johan Zarca dans ses romans). Autre exemple de détail, les ordinateurs des policiers ont pour fond d’écran le site fictif "flic de souche".

Produit par Hugo de Selignac ("Bac Nord", "Mandibules"…), poids lourd du cinéma, le film "En passant pécho" réunit aussi des poids lourds de la musique urbaine sur sa bande-originale. Signée Kore, cette B.O. rassemble PLK, Vald, Sofiane, Heuss l’Enfoiré, Ninho ou encore Kalash Criminel.

Bref, si vous aimez ce genre de films, déjantés, vous ne serez pas déçus devant "En passant pécho".

Informations pratiques

Site officiel
www.netflix.com

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