La Traque, la fiction inspirée de l'affaire Fourniret à voir sur Salto : notre critique

Par Laura B. · Publié le 23 février 2021 à 10h33 · Mis à jour le 23 février 2021 à 10h33
Avant une diffusion sur TF1, "La Traque", le téléfilm inspiré de l'affaire Fourniret, est déjà disponible, en avant-première, sur Salto. Réalisée par Yves Rénier et mettant en scène François-Xavier Demaison, Isabelle Gélinas et Philippe Torreton, entre autres, la fiction raconte la traque psychologique de Michel Fourniret par les policiers. Un téléfilm plutôt réussi.

Salto a récemment mis en ligne "La Traque", une fiction inspirée de l'affaire Fourniret.
Réalisée par Yves Rénier, "La Traque" (2 épisodes de 45 minutes) est disponible en avant-première sur la plateforme avant une diffusion prochaine sur TF1.

Les affaires judiciaires ont plus que le vent en poupe sur nos écrans.
En 2019, Netflix mettait en ligne "Grégory", une mini-série documentaire sur l'affaire Grégory. Et, en septembre dernier, M6 diffusait "Un homme ordinaire", une série inspirée de l'affaire Dupont de Ligonnès.

Et, en 2021, c'est TF1 qui s'intéresse, de nouveau, à des faits divers, avec "La Traque", téléfilm inspiré du criminel Michel Fourniret.
En 2018, la chaîne avait déjà évoqué un autre fait divers avec la fiction "Jacqueline Sauvage : c'était lui ou moi", déjà réalisée par Yves Rénier. Celui qui a incarné, sur TF1, le Commissaire Mouline pendant plus de 40 ans, avait également réalisé, en 2017, pour France 2, "Je voulais juste rentrer chez moi", une adaptation en téléfilm de l'autobiographie de Patrick Dils, victime d'une erreur judiciaire. Une fiction rediffusée récemment.

"La Traque" est l'adaptation du livre "La Mésange et l'Ogresse" d'Harold Colbert, ouvrage consacré à Monique Fourniret, épouse et complice de Michel Fourniret.
Dans "La Traque", c'est Philippe Torreton qui interprète Michel Fourniret et Isabelle Gélinas qui incarne Monique Fourniret. Ils donnent la réplique à François-Xavier Demaison et Mélanie Bernier, dans les rôles des policiers. Yves Rénier, qui joue le procureur. Laurence Oltuski (Mams dans la série "S.O.D.A.") y tient un rôle également.

"La Traque" évoque un sujet sensible, et à ce titre, avant même sa diffusion sur une grande chaîne, le téléfilm est déjà controversé. En effet, le fils de Michel et Monique Fourniret et le père d'Estelle Mouzin (victime de Fourniret), se sont déjà élevés contre cette fiction.

Et, avant de pouvoir découvrir "La Traque" sur TF1 en prime time dans le courant de l'année, la fiction est déjà disponible sur Salto pour les abonnés de la plateforme.

Synopsis :

Le 26 juin 2003, Michel Fourniret est arrêté pour tentative d’enlèvement sur mineure. Il ne risque, au mieux, que quelques mois de prison. Pourtant les policiers sont convaincus d'avoir affaire à un tueur en série. Mais ils n'ont aucune preuve... Le compte à rebours commence et s’engage alors une véritable traque psychologique.

Notre critique :

Si "La Traque" est "inspirée de faits réels", Yves Rénier a pris soin de n'utiliser aucun nom réel de victimes ou de policiers. Le réalisateur, avec ce téléfilm, souhaite "rendre hommage au travail des enquêteurs belges". Des flics convaincus de la culpabilité de ce couple qui ne lâche absolument rien. Une intention explicitée dans le générique de fin.
Isabelle Gélinas, enlaidie dans la peau de Monique Fourniret, est méconnaissable, très convaincante et surtout glaçante. "La Traque" se concentre surtout sur ce personnage qui est ici central. Quant à François-Xavier Demaison, il est tout aussi convaincant dans le rôle de ce flic qui n'abandonne jamais. Celui qu'on a récemment vu dans "Divorce Club" et "Connectés" nous prouve qu'il est tout aussi talentueux dans le registre dramatique que comique.
Yves Rénier a choisi d'accorder une très grande importance au regard. Il multiplie les gros plans sur les yeux, ces fenêtres de l'âme. Le jeu des acteurs - au diapason - est ici tout aussi important que les regards dans "La Traque". Le réalisateur parvient à instaurer une atmosphère pesante, angoissante.
Néanmoins, 90 minutes c'est très peu pour évoquer une affaire aussi complexe que celle-ci. Et, le choix de se concentrer sur le personnage de Monique Fourniret est un parti pris qui permet de livrer une fiction d'une heure et demie qui tient la route.

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