Judas and the Black Messiah à voir sur Canal+ avant la sortie digitale : critique et bande-annonce

Par Laura B. · Publié le 22 avril 2021 à 11h38 · Mis à jour le 27 avril 2021 à 12h29
Grand favori aux Oscars 2021, le film "Judas and the Black Messiah", biopic du dirigeant des Black Panthers, zappe la sortie en salles et est diffusé directement sur Canal+ Cinéma le 24 avril 2021. Un premier long-métrage pour Shaka King qui dirige Daniel Kaluuya, Lakeith Stanfield et Martin Sheen. Le films sera ensuite disponible en achat digital le 28 avril 2021.

"Judas and the Black Messiah", film dramatique réalisé par Shaka King, sort directement sur Canal+. Ce film inédit en salles est diffusé le samedi 24 avril 2021 à 20h30 sur Canal+ Cinéma. Il sera ensuite rediffusé sur Canal+ le mardi 27 avril 2021 à 21h, et également disponible sur la plateforme MyCanal. Dès le 28 avril 2021, "Judas and the Black Messiah" ne se sera plus seulement réservés aux abonnés Canal+ puisqu'à cette date, le film sera disponible en version digital.

Les films qui attendent indéfiniment leur sortie au cinéma (il y en a plus de 400 dans les tiroirs), semblent avoir trouvé - pour certains - un nouveau canal de diffusion... En effet, depuis le 9 décembre dernier avec "The Singing Club", certains films n'attendent pas la réouverture des salles et sont directement diffusés à la télé, sur Canal+, sans jamais avoir été montrés auparavant. Outre, "The Singing Club", ça a aussi été le cas de "The Nest" avec Jude Law, sorti sur Canal + directement le 9 février dernier.

"Judas and the Black Messiah" est l'un des favoris aux Oscars 2021 (qui auront une succursale parisienne) prévus le 25 avril 2021. C'est d'ailleurs la veille de la cérémonie que le groupe Canal+ a décidé de diffuser, pour la première fois, le film.
"Judas and the Black Messiah" a récolté 6 nominations aux Oscars 2021 : meilleur film, meilleur acteur dans un second rôle pour Daniel Kaluuya et LaKeith Stanfield, meilleur scénario original, meilleure chanson originale et meilleure photographie.

Réalisé par Shaka King, qui signe-là son premier long-métrage, "Judas and the Black Messiah" est inspiré de faits réels et relate notamment l'histoire de Fred Hampton, leader des Black Panthers. Shaka King est un collaborateur de Ryan Coogler, réalisateur notamment de "Black Panther", qui coproduit le film.

Au casting de "Judas and the Black Messiah" on retrouve Daniel Kaluuya (excellent dans le film d'horreur "Get Out" et qui a aussi joué dans "Black Panther") et Lakeith Stanfield ("A couteaux tirés", "Millenium : ce qui ne me tue pas", "Get Out"...).
Ils donnent la réplique à Jesse Plemons ( "The Irishman", "Game Night", "Hostiles" et prochainement dans "Affamés"), Dominique Fishback et Algee Smith (vus dans "The Hate U Give"), ainsi qu'à Martin Sheen ("Apocalypse Now", "Les Infiltrés"...).

Synopsis :

Informateur pour le FBI, William O'Neal (Lakeith Stanfield) infiltre les Black Panthers de l'Illinois. Sa mission : surveiller le leader charismatique du Parti, le président Fred Hampton (Daniel Kaluuya). Voleur professionnel, O'Neal se délecte à manipuler à la fois ses camarades et son supérieur, l'agent spécial Roy Mitchell (Jesse Plemons). Tandis que Hampton affûte son talent pour la politique, il tombe amoureux de sa camarade révolutionnaire Deborah Johnson (Dominique Fishback). De son côté, O'Neal doit affronter un vrai dilemme : se rallier à une cause juste et intègre ou neutraliser Hampton et ses alliés par n'importe quels moyens, comme l'exige le patron du FBI, J. Edgar Hoover (Martin Sheen).

La Bande-Annonce :

Notre critique

Bien qu'un peu long, le biopic du leader du Black Panther Party (BPP) "Judas and the Black Messiah" a le mérite de nous rappeler l'histoire et la nature de ce mouvement.
Ce film met en lumière la frange de Chicago du BPP, dont le leader local est le jeune Fred Hampton, brillamment interprété par Daniel Kaluuya.
Un mouvement bien plus large que la politique et les seules revendications de droits civiques, qui veut aider le peuple. Mais un mouvement qui s'est aussi montré violent, où tout le monde avait des flingues. Une violence qui ne pouvait qu'être puisque Hampton a souhaité s'allier avec toutes les communautés et les gangs de la ville.
Mort à seulement 21 ans (tué dans son sommeil par la police) il avait déjà été emprisonné. Un enfermement qui n'avait fait que renforcer ses convictions : à sa sortie il est encore plus habité pendant ses discours, complètement galvanisé par son art oratoire, scandant "Je suis un révolutionnaire". Avec ses yeux très grands ouverts, Daniel Kaluuya semble si habité par son rôle, qu'il en devient parfois effrayant.

Shaka King utilise avec parcimonie et intelligence des images d'archives, notamment l'interview de William O'Neal, l'indic' des flics. Le réalisateur choisit aussi, à la fin, de préciser l'issue de l'histoire pour les personnages principaux. Un choix judicieux qu'on apprécie.

La sortie de "Judas and the Black Messiah" tombe à point nommé, quelques jours après que le policier Derek Chauvin soit reconnu coupable de la mort de George Floyd. Tout un symbole presque.

Informations pratiques

Dates et Horaires
À partir du 24 avril 2021

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