Lenny Kravitz en concert à Paris La Défense Arena : on y était, on vous raconte

Par Caroline de Sortiraparis · Photos par Caroline de Sortiraparis · Mis à jour le 30 mars 2025 à 14h54
Ce samedi 29 mars 2025, Lenny Kravitz a véritablement électrisé la salle de Paris La Défense ! Pendant environ 2h de concert, le chanteur et guitariste américain a enchaîné les tubes et prouvé qu’il était encore et toujours une bête de scène ! Retour sur cette soirée à la fois rock et groovy, également marquée par le set réussi et empreint de nostalgie du Britannique Richard Ashcroft.

À la fois auteur-compositeur, musicien, interprète, producteur et acteur, il est aussi une véritable icône du rock et de la mode. À bientôt 61 ans, et après plus de 36 ans de carrière, Lenny Kravitz est toujours bien présent et ne compte pas laisser sa place de rock star et de sex-symbol de sitôt. Ce printemps, l’artiste new-yorkais est en tournée européenne dans le cadre de son "Blue Electric Light".

Après déjà trois shows assurés en France - à Lyon, Nantes et Amnéville -, Lenny Kravitz a fait escale ce samedi 29 mars 2025 dans la plus grande salle indoor d’Europe : Paris La Défense Arena. Une première pour le chanteur et musicien qui avait décidé de convier pour l’occasion Adi Oasis en première partie, ainsi que le célèbre Richard Ashcroft en invité spécial.

Après un set très frais, mêlant funk et soul, de l’artiste française d'origine martiniquaise, Richard Ashcroft fait son entrée sur scène à 20h pétante ! Et la salle de Paris La Défense Arena s’était bien remplie entre temps. Beaucoup étaient curieux de (re)découvrir l'ancien leader de The Verve en live. Il faut dire que l’artiste britannique se fait plutôt rare ces dernières années.

Dans le public, la jeune génération est peu présente. À l’inverse, les têtes grisonnantes sont nombreuses. Alors, un grand nombre de spectateurs connaissent forcément Richard Ashcroft et se souviennent de ses tubes produits aux côtés de The Verve. Formé en 1988, le groupe a véritablement marqué l’histoire de la Britpop.

Si The Verve a sorti, en tout et pour tout, quatre opus, un disque a véritablement placé le groupe au sommet des "charts" et dans le cœur de nombreux amoureux de pop britannique : "Urban Hymns", paru en 1997. Sur cet excellent disque, on retrouve notamment les hits « Sonnet », « Lucky Man », « The Drugs Don't Work » sans oublier l’inoubliable « Bitter Sweet Symphony ».

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Une chose est sûre, ce samedi 29 mars, Richard Ashcroft a voulu faire plaisir au public parisien en interprétant ces quatre tubes indémodables. Avec une désinvolture assumée, le chanteur et guitariste anglais - qui doit assurer la première partie d’Oasis en 2025 lors de la tournée britannique et irlandaise -, nous a offert un beau cadeau en nous faisant remonter le temps, et revivre notre insouciance de la fin des années 90. Mais Richard Ashcroft en a également profité pour jouer quelques morceaux produits en solo, dont ses hits « Break The Night With Colour » et « A Song for the Lovers ».

Un set empreint de nostalgie et d’une durée d’une heure qui semble avoir conquis une large partie des spectateurs et nous aussi !

Un DJ prend alors place sur scène, histoire de faire patienter le public. Mais au bout de 30 minutes, les spectateurs commencent à s’impatienter, et quelques cris se font entendre dans la salle. Le DJ se met alors à mixer un morceau de Nirvana, tentant de faire remonter l'enthousiasme légèrement redescendu. C’est finalement à 21h45 que les lumières de Paris La Défense Arena s’éteignent, laissant apparaître Lenny Kravitz et ses musiciens sur scène, prêts à enflammer la salle.

Comme à son habitude, la rock star en impose et ne laisse personne indifférent. Avec son pantalon très (voire trop) serré, un haut laissant apparaître une partie de son torse, ses longues dreadlocks et ses lunettes de soleil, qu’il ne lâchera d'ailleurs pas de la soirée, Lenny Kravitz tient à conserver son statut de sex-symbol du rock.

Armé de sa guitare électrique, c’est avec son tube « Bring It On » que l’artiste entame son set, sous un tonnerre d’applaudissements. Et Lenny Kravitz donne le ton. Entre effets pyrotechniques et lights ultra soignées et travaillées, le public est servi et conquis.

Rapidement, Lenny Kravitz poursuit avec « Minister of Rock 'n Roll », puis « TK421 », premier titre extrait de son dernier opus joué ce soir-là à Paris La Défense Arena. Pour l'occasion, l'artiste troque sa guitare pour un solo de basse. Lenny Kravitz enchaîne rapidement avec quatre anciens titres qui mettent tout le monde d’accord : « Always on the Run » (1991), « I Belong to You » (1998), « Stillness of Heart » (2001), titre sur lequel l’artiste invite le public à reprendre en chœur le refrain, et « Believe » (1993). Une avalanche de tubes qui démontre l’incroyable discographie de l’artiste et son talent à produire des hits qui résonnent encore dans nos têtes.

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Sur scène, Lenny Kravitz impressionne par sa prestance, ses déhanchés sensuels et son énergie communicative. L'artiste aime aussi prendre plusieurs poses de rock star. Accompagné d'un guitariste, d'un bassiste et d'une batteuse, mais aussi de deux choristes et de quatre autres musiciens (section de cuivres et clavier) sur certains morceaux, le chanteur new-yorkais reste bel et bien une bête de scène, malgré ses 60 ans désormais passés.

L’artiste entretient également un lien fort avec son public, n’hésitant pas à aller saluer quelques spectateurs au premier rang et à étreindre une fan au milieu de son set.

Lenny Kravitz, en tournée pour promouvoir la sortie de son dernier opus "Blue Electric Light", en a donc également profité pour jouer quelques titres extraits de ce disque, dont « Honey » un morceau qui manque selon nous de puissance et de profondeur. Mais heureusement, Lenny Kravitz poursuit sans attendre avec le single « Paralyzed », sublimé par des effets pyrotechniques qui réchauffent rapidement l’atmosphère.

Ce samedi soir, Lenny Kravitz semble vouloir prendre son temps et profiter du moment en compagnie de son public francilien. Souhaitant célébrer l’amour, l’artiste a tenu à remercier à plusieurs reprises ses fans pour leur présence. Un « merci beaucoup » en français provoqua d’ailleurs l’euphorie dans la salle. Lenny Kravitz n'hésite pas non plus ce soir-là à présenter l'ensemble de son merveilleux groupe, dont le guitariste Craig Ross, qu’il qualifia avec humour « de relation la plus longue qu’il ait eue » ! 

Les anciens hits, aussi rock que groovy, reprennent alors de plus belle, avec tout d'abord « I'll Be Waiting », où Lenny Kravitz nous envoûte littéralement derrière son piano, puis l’incontournable « It Ain't Over 'Til It's Over », entraînant la levée d’une armée de téléphones dans la salle, ou encore le célèbre « Again ».

À ce moment-là, on se dit que Lenny Kravitz est une véritable machine à tubes. Et pourtant, le meilleur reste à venir avec un enchaînement de singles incontournables, à nous faire secouer la tête et taper du pied : l’iconique reprise de The Guess Who, « American Woman », suivi de l’entraînant « Fly Away » et du puissant « Are You Gonna Go My Way ». 

C’est sur ce hit que Lenny Kravitz et ses acolytes choisissent de quitter la scène de Paris La Défense Arena. Mais le groupe décide de revenir pour une ultime chanson, « Let Love Rule » qui date de 1989. Comme pour terminer en beauté ce set de deux heures environ, Lenny Kravitz part une dernière fois à la rencontre de son public, en rejoignant une passerelle au milieu de la fosse.

Un final en apothéose pour une bête de scène et un chanteur qui reste et restera un artiste incontournable de la scène rock internationale et dont les hits semblent ne nous avoir jamais quittés !

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Setlist

Bring It On
Minister of Rock 'n Roll
TK421
Always on the Run
I Belong to You
Stillness of Heart
Believe
Honey
Paralyzed
Low
The Chamber
I'll Be Waiting
It Ain't Over 'Til It's Over
Again
American Woman
Fly Away
Are You Gonna Go My Way

Rappel

Let Love Rule

Informations pratiques

Site officiel
www.parisladefense-arena.com

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