Stéphane Guillon au théâtre Tristan Bernard

Ça faisait un petit moment que Stéphane Guillon ne s'était pas produit sur scène à Paris... Le voilà de retour au théâtre en 2019. Après ses "Premiers Adieux" au théâtre la Pépinière l'hiver dernier, à la rentrée il jouera les prolongations au théâtre Tristan Bernard, à partir du 4 octobre 2019.

On n'était pas dupe à ce point ! On se doutait bien que les "Premiers Adieux" initiés l'hiver dernier par Stéphane Guillon allaient perdurer.
Le cinglant Stéphane Guillon joue les prolongations au théâtre Tristan Bernard où il se produira du jeudi au samedi à 19h du 4 octobre au 28 décembre 2019.

"Premiers Adieux", le titre était inquiétant. Stéphane Guillon souhaitait-il tirer sa révérence à la scène ? On ne l'espérait pas, même si ça fait 28 ans qu'il l'occupe cette scène et nous voilà rassuré avec une nouvelle série de représentations.

Celui qui n'a jamais craint de choquer, susciter des polémiques, créer des controverses revient à la rencontre du public, à Paris, pour tirer le bilan de ses presque 3 décennies de carrière. Au répertoire de son inventaire : le couple, la famille, les religions, les politiques, l'humanitaire, la mort, les réseaux sociaux, le rire, les interdits, la vie qui passe...

Vous l'avez très certainement vu à la télé, grâce à ses chroniques dans "Nulle Part Ailleurs" version Nagui, dans "20h10 Pétantes", ou encore dans "Salut Les Terriens", au cours des années 2000 sur Canal+ ou entendu à la radio, sur France Inter. Mais Stéphane Guillon se fait dorénavant plus rare dans les médias.

C'est en tant qu'acteur qu'on a plus l'occasion de l'apprécier. Il a joué dans l'adaptation au théâtre du livre de Kressmann Taylor "Inconnu à cette Adresse" mais aussi dans la série "Munch" avec Isabelle Nanty diffusée sur TF1.

Notre critique :

Guirlandes et ballons multicolores, banderole "premiers adieux" sur scène... On y croirait presque au pot de départ de Stéphane Guillon qui entre sur scène avec un "Bienvenue à mes adieux" avant de jouer sur la nostalgie et de tirer le bilan de sa vie.
Mais, d'emblée, il annonce la couleur de ces (faux) "premiers adieux" : "Rien n'est irrévocable. Regardez Aznavour, il a fait ses premiers adieux à 65 ans...".
C'est sur le registre de l'autodérision avec son "pédigrée à faire jouir Eric Zemmour", (la crainte) du vieillissement (après 28 ans passés sur scène) qu'il débute et ces "septuagénaires, ces êtres immondes qui dorment en bavant dans le TGV".
Si ses quelques sketchs incarnés nous font moins rire et cassent un peu le rythme du spectacle, c'est toujours lorsque Guillon évoque la religion et surtout la politique qu'on jubile. Il s'interroge sur la liberté d'expression en passant en revue toutes les religions : "Civitas, regardez, ils ont tous l'air fini au pipi" lance-t-il à son auditoire avant de lui demander : "Une semaine de vacances, vous partez avec Bouddha ou avec Mahomet ?" et de finir avec une petite sortie sur le mariage pour tous : "Je préfère être élevé par Elton John et son mari plutôt que par Bachar et Asma el-Assad". Le ton est plus que donné.
S'il n'arrête pas de répéter qu'il ne parlera plus de politique, non pas par choix mais par obligation, "Je n'ai plus de clients", précisant que le gouvernement c'est un club de Nationale 2 alors qu'il avait passé toute sa carrière d'humoriste en Ligue 1. Mais cette façade ne dure pas bien longtemps. La revue de presse arrive (plutôt) rapidement, et c'est dans cet exercice qu'il est le meilleur. On en gardera : "Castaner peut devenir notre nouvelle Nadine Morano", "Brigitte, elle ose. C'est tout le coffret Barbie et Ken. Carla Bruni à côté c'était une souillon", ou encore "On a voté Macron pour éviter Fillon mais entre ces deux crapules, l'une était peut-être plus compétente que l'autre..."
Quand il s'agit de politique (ou de religion) Stéphane Guillon n'est pas en manque d'inspiration même si sa plume a parfois été encore plus acide (mais ça lui a valu des ennuis judiciaires).
Il termine par un "à bientôt". Plus aucun doute possible : Stéphane Guillon n'est pas prêt de quitter la scène.

Vous êtes sensible à l'humour de Stéphane Guillon ? Dépêchez-vous de réserver pour son nouveau spectacle au théâtre Tristan Bernard avant qu'il ne fasse des adieux fermes et définitifs à la scène, on ne sait jamais...

Laura B.
Dernière modification le 29 juillet 2019

Informations pratiques

Horaires
Du 4 octobre 2019 au 28 décembre 2019

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    Lieu

    64 Rue du Rocher
    75008 Paris 8

    Tarifs
    A partir de : 19 €

    Site officiel
    www.theatretristanbernard.fr

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