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Le Journal d'une femme de chambre au Lucernaire : notre critique

Publié le 20 octobre 2015 Par Maïlys C.
Le Journal d'une femme de chambre au Lucernaire : notre critique

Infos pratiques

Du 29 août 2015
Au 31 octobre 2015


53 rue Notre-Dame des Champs
75006 Paris 6

10 euros (à partir de)

Le Journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau est interprété dans une version inédite sur la scène Lucernaire jusqu'au 31 octobre 2015. Dans les années 70, une ancienne femme de chambre publie ses mémoires et est interrogée sur un plateau de télévision au sujet de son expérience. Là, elle raconte. Une réussite !

C'est un texte joué et rejoué, un vrai chef-d'œuvre qui inspire toujours de nouvelles mises en scènes. Le Journal d'une femme de chambre est un roman passionnant, d'une force et d'une modernité remarquables, qui raconte l'histoire de la jeune et jolie Célestine, femme de chambre au service de bourgeois tous plus imbuvables les uns que les autres, et qui finit à Cherbourg, patronne associée d'un petit café tranquille.

Cette fois-ci, c'est l'auteur Philippe Honoré qui s'est chargé d'offrir à Célestine une adaptation nouvelle : il a imaginé un cadre anachronique, les années 70, pour mieux faire ressentir la fantaisie profonde du texte de Mirbeau. Car, sur fond de papier peint psychédélique et d'interviews de Giscard d'Estaing, les bourgeois qui persécutent la pauvre Célestine ne semblent que plus dégoûtants, ringards et ridicules. Bien sûr, c'est également l'époque de la libération des femmes, ce qui résonne tout particulièrement avec le destin de Célestine. 

Projetée sur le devant de la scène, cette dernière est l'image d'une société façon american dream, où une simple femme de ménage peut écrire un livre et se retrouver sur les plateaux télé, à manger des petits fours en parlant de son expérience. Cette idée marche parfaitement, et on s'amuse beaucoup à voir cette nouvelle Célestine, avec ses yeux vifs et son franc-parler.

Cette relecture pas banale du texte de Mirbeau vaut le détour également pour sa mise en scène très efficace : Philippe Person imagine une Célestine partagée entre son passé, c'est-à-dire son récit, et son présent, sa place dans un grand fauteuil illuminé, complimentée par un animateur de talk-show emballé. À la fin du spectacle, c'est bien simple, c'est comme à la fin du livre : on est tombé amoureux d'elle !

Informations pratiques :

Le Journal d'une femme de chambre
Au Lucernaire
Jusqu'au 31 octobre 2015
Tarif : à partir de 10 euros la place
Mardi-samedi, 18h30 
Réservez au 01 45 44 57 34 

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