Les lieux festifs, clubs, discothèques et boîtes de nuit espèrent une réouverture le 11 juillet

Par Caroline J. · Publié le 2 juillet 2020 à 11h12 · Mis à jour le 2 juillet 2020 à 11h23
Depuis le 17 mars dernier, la vie nocturne s’est éteinte à Paris mais aussi partout en France. En raison de la crise sanitaire, tous les lieux festifs, clubs et discothèques ont dû fermer leurs portes. Alors que certains secteurs ont pu progressivement reprendre leur activité le 11 mai dernier, de nombreux noctambules se demandent quand rouvriront les établissements de nuit et dans quelles conditions. Si le gouvernement a indiqué que ces lieux devront rester fermés jusqu'au mois de septembre, les professionnels de la nuit espèrent, eux, une réouverture à compter du 10 juillet mais sous une forme nouvelle et adaptée à la crise sanitaire.

Lors de la présentation de la phase 2 de son plan de déconfinement, le 28 mai, le Premier ministre Edouard Philippe a notamment annoncé la réouverture des musées mais aussi des restaurants, bars et cafés à compter du 2 juin. L'Île-de-France est depuis passée en zone verte et le plan de déconfinement lui, s'accélère.

Mais qu’en est-il des établissements de nuit ? Lors de sa prise de parole, le chef du gouvernement a indiqué que les clubs, discothèques et autres lieux festifs devraient rester fermés au moins jusqu'en septembre.

Une décision qui aggrave encore davantage la situation dans laquelle se trouvent les nombreux professionnels de la nuit, à l'arrêt total depuis la mi-mars. Ces derniers espèrent d'ailleurs une reprise de leur activité à compter du 10 juillet, mais sous une forme adaptée au Covid-19.

« Aujourd’hui, nous avons été écoutés et entendus », a déclaré à la presse le 1er juillet Thierry Fontaine, président de la branche nuit de l’Umih, principal syndicat de l’hôtellerie-restauration, à l'issue d’une réunion interministérielle consacrée aux établissements de nuit. Toutefois, le Syndicat national des discothèques et des lieux de loisirs (SNDLL) a pour sa part regretté que « ni le représentant de la Santé ni celui du ministère de l’Intérieur, prévus, ne soient venus », dénonçant « le peu de considération portée au secteur ».

On rappelle que plusieurs acteurs de la nuit ont récemment publié une tribune, pour soutenir le secteur. Le 1er juillet au soir, des djs se sont aussi réunis à Paris. Ils mixaient « pour protester » contre la non-réouverture des discothèques et l’annulation des festivals.

On rappelle que la CSLMF, la Chambre syndicale des lieux musicaux, festifs et nocturnes, avait publié un appel réunissant plus de 200 de ces lieux en France, parmi lesquels le Badaboum, le Cabaret Sauvage, le Glaz’art, La Bellevilloise, la Machine du Moulin Rouge, La Station – Gare des Mines, le Bus Palladium, le Sunset Sunside, Les Etoiles, le Divan du Monde, le New Morning, Le Pachamama, le Trabendo, le Yoyo, le Point Ephémère, le Rex Club ou encore le Wanderlust et le Rosa Bonheur.

Tous lançaient un cri d’alarme et en appelaient au gouvernement. « Si le gouvernement a bien entrepris de lancer des discussions avec les acteurs de la restauration, du tourisme, de l’événementiel et de la culture, avec comme projet des entretiens organisés avec les professionnels dès la semaine prochaine… Qu’en est-il des clubs, des discothèques et lieux festifs ? Ils demeurent les grands oubliés de ces concertations. On devine seulement qu’ils seront les derniers à rouvrir, mais quid de leur survie, en l’absence de feuille de route, pour leur réouverture à l’horizon si lointain ? La perte de chiffre d’affaires dans le secteur est abyssale, ce à quoi s’ajoutent des coûts fixes incompressibles. Sans oublier les incertitudes quant à la pérennité des mesures de soutien proposées par le gouvernement » confiait la CSLMF au début de son communiqué.

La Chambre syndicale rappelait aussi que tous ces établissements ont malheureusement déjà été touchés par les attentats de 2015, les mouvements sociaux majeurs et les crues. L’absence de concertation avec le gouvernement sur leur avenir durant cette crise sanitaire « ne fait qu’accentuer une menace existentielle et une fragilité certaine ».

Rappelant que la priorité de ces établissements est la sécurité du public comme celle du personnel et des artistes, la CSLMF réclamait la réalisation d’un « diagnostic en lien avec le Ministère de la Culture et de l’Économie, sur l’état financier des établissements. Il faudra ensuite co-construire un schéma de reprise d’activité avec engagement sur une date possible de réouverture conditionnée par la situation sanitaire générale. L’État devra aussi assurer la pérennité du secteur à travers un fonds de soutien consacré. »

Face à cette situation incertaine, de nombreux djs français se retrouvent aujourd'hui en grande difficulté. Radio FG a donc lancé, le 30 avril dernier, une opération de solidarité baptisée « FG For DJs », afin de leur venir en aide.

On rappelle que le chef de l’Etat Emmanuel Macron a dévoilé, le 6 mai, son plan d'aide pour soutenir le monde de la culture. Malheureusement pour le milieu de la nuit, ces mesures concernent essentiellement le secteur du cinéma, du théâtre, de l'art, et de la musique.

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