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Majolique : La faïence italienne au temps des Humanistes

Publié le 16 janvier 2012
Majolique : La faïence italienne au temps des Humanistes

Infos pratiques

Du... 12 octobre 2011
Au... 6 février 2012



95440 Ecouen

L’exposition « Majolique. La faïence italienne au temps des humanistes », présentée au Musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen, du 12 octobre 2011 au 6 février 2012, sera prolongée jusqu’au 27 février 2012 inclus.

Cette exposition est organisée par le musée national de la Renaissance, Château d’Ecouen et la Rmn-Grand Palais, avec la collaboration du musée du Louvre.

Nourri par la redécouverte des textes de l’Antiquité activement poursuivie par les Humanistes, l’art de la Renaissance s’épanouit en Italie dans l’ensemble des domaines de création, particulièrement la céramique. Qualifiée de « majolique » au-delà des Alpes, la faïence se prête particulièrement au décor ornemental ou historié inspiré par le répertoire de l’Antiquité, en y ajoutant l’éclat du lustre et la splendeur des couleurs.

Cette exposition, la première organisée en France sur le sujet, présente une centaine de céramiques conservées dans les musées français (musée national de la Renaissance à Ecouen, musée du Louvre, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Musée Jacquemart-André, musée Antoine-Vivenel à Compiègne...), britanniques (British Museum et Victoria and Albert Museum à Londres, Ashmolean Museum à Oxford...) et italiens (Castello Sforzesco à Milan, Museo Correr à Venise, Museo del Bargello à Florence...). Elle est divisée en différents chapitres qui déclinent l’influence sur la majolique et son décor des démarches artistiques, historiques et littéraires propres au milieu humaniste italien entre 1480 et 1530. Le propos de l’exposition sera ainsi enrichi par la présence d’un certain nombre d’éditions contemporaines illustrées (Virgile, Tite-Live, Ovide…) dont les textes et les images ont fortement inspiré la majolique du premier tiers du XVIe siècle.

Une première partie est consacrée au renouveau des motifs décoratifs à la fin du XVe siècle, avec l’apparition et le succès des décors all’antica. Un monde extravagant d’êtres fantastiques mi-humains mi-animaux, de dauphins, masques, putti, vases, cornes d’abondance, trophées et autres grottesche s’empare alors des parois des vases, des ailes des plats et des assiettes, des carreaux de pavement, dans divers centres de production, plus ou moins proches des lieux de création artistique majeurs tels que Sienne ou Pérouse. La seconde section aborde la problématique des décors héraldiques (armoiries, imprese, devises) présents sur les céramiques, en mettant l’accent sur les premiers « services » à proprement parler et sur la relation souvent difficile à appréhender entre artistes et commanditaires. Elle réunit notamment un nombre important de pièces du service d’Isabelle d’Este, marquise de Mantoue (1474-1539), réalisé vers 1524 par Nicola da Urbino, le plus grand peintre en majolique de la Renaissance.

La question du portrait de personnages réels ou idéalisés, de figures historiques ou mythologiques est évoquée dans une troisième section. Elle soulève, pour les pièces les plus anciennes de la fin du XVe siècle, la passionnante interrogation sur son rôle dans l’apparition du décor a istoriato, c’est-à-dire qui raconte une histoire, dont on situe généralement l’éclosion vers 1500 dans divers centres de production tels que Deruta, Gubbio, Faenza ou encore le duché d’Urbino.

La section la plus importante de l’exposition est naturellement consacrée aux céramiques historiées. Dès les premiers exemples, au tournant de 1500, les peintres sur majolique s’emparent des thèmes iconographiques et littéraires mis en valeur par les artistes et les humanistes de la seconde moitié du XVe siècle, en s’appuyant sur les sources graphiques contemporaines que constituent notamment les livres illustrés et les gravures. Au total, une soixantaine de céramiques évoqueront les thèmes issus de l’histoire (biblique, romaine, ou contemporaine), de la mythologie (épisodes de la guerre de Troie, Énéide et légendes de la fondation de Rome, amours et métamorphoses des dieux), mais aussi des fables et épisodes populaires ou des sujets allégoriques encore difficiles à déchiffrer aujourd’hui. Les centres de production et les divers peintres représentés témoignent de la qualité et de l’originalité de ces œuvres (Cafaggiolo, Faenza, Deruta, Gubbio, le duché d’Urbino avec Nicola da Urbino, le peintre du Marsyas de Milan, le Peintre In Casteldurante…). Autour de Nicola da Urbino, figure artistique majeure du duché d’Urbino dans les années 1520, seront regroupées plusieurs œuvres phares du Museo Correr de Venise, visibles pour la première fois en France.

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