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Exposition Balzac, vu d'ailleurs - Un regard taiwanais sur La Comédie humaine

Publié le 4 février 2013
Exposition Balzac, vu d'ailleurs - Un regard taiwanais sur La Comédie humaine

Infos pratiques

Du... 1 mars 2013
Au... 25 mai 2013


47, rue Raynouard
75116 Paris 16

Gratuit

Carrefour de la culture chinoise, marquée par des traditions aborigènes et la forte influence du Japon, Taiwan est l’un des pays les plus dynamiques de l’Asie du Sud-Est. C’est dans ce contexte culturel et social très ouvert, qu’à l’initiative de la Maison de Balzac et de l’Université nationale des Arts de Taiwan, de jeunes artistes se sont immergés avec enthousiasme dans l’œuvre de Balzac durant plus d’une année, avec un objectif : restituer en peinture, dessin, vidéo ou installation, une œuvre de l’écrivain les ayant particulièrement marqués.

L’exposition présente à la fois leurs travaux, les textes de Balzac qui les ont inspirés, et quelques indications sur la démarche artistique. Et le visage de l’écrivain en ressort complètement transformé.
Les jeunes artistes ont en effet trouvé chez Balzac l’expression de leurs préoccupations quotidiennes, et leurs œuvres reflètent donc leurs interrogations.

Ce sont les obstacles que rencontre l’artiste dans un monde peu concerné par l’art ; les injustices sociales ; les ravages de l’alcool ou de la drogue ; les conséquences des passions humaines ; la difficulté pour une âme sensible à s’épanouir dans un monde dirigé par l’argent : tous ces thèmes largement traités par Balzac donnent lieu à des créations très originales, dans lesquelles la réflexion se mêle alternativement d’humour, de sensibilité et d’optimisme. La plupart des œuvres renvoient à la culture et à la vie quotidienne dans un pays particulièrement attachant, avec ses difficultés et ses splendeurs. Aussi l’exposition donne-t-elle autant à découvrir Taiwan que Balzac.

L’exotisme des travaux atteste enfin l’universalité de Balzac, en qui ces jeunes gens n’ont pas vu un romancier parisien du 19ème siècle, mais un écrivain dont l’œuvre n’a pas vieilli et qu’ils se sont facilement appropriés. Ils ont très vite compris que La Comédie humaine offrait avant tout une étude de l’homme dans ses rapports aux autres, et constituait un extraordinaire outil d’analyse de la vie sociale, adaptable en tout lieux et en tout temps. Et ils ont donc restitué cette permanence de l’œuvre : la peau de chagrin est associée à la fonte de la banquise, l’une comme l’autre diminuant selon la soif de jouissance des hommes ; l’avarice du père Grandet suscite une réflexion sur le salaire minimum ; la triste destinée d’Eugénie Grandet et la fin tragique du père Goriot nourrissent les interrogations fondamentales sur la solitude, la déchéance et la mort.

C’est une autre sensibilité, des repères différents, une lecture inattendue qui sont ainsi proposés aux visiteurs. Sont-ce de jeunes Taïwanais qui permettront au public parisien de voir sous un nouveau jour l’écrivain français le plus lu au monde ? Voilà la gageure de cette exposition.

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