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Paris et Luxe : Ces enseignes ancrées dans notre histoire

Publié le 2 mars 2012 Par Marine S.

Paris a toujours été une ville synonyme de rêve. Il y a 100 ans, il y a 200 ans, les jeunes femmes s'y pressaient, afin de vivre, enfin. Jeanne Toussaint ou Gabrielle Chanel ont fait partie de ces nombreuses mignonnes à faire le chemin jusqu'à notre lumineuse capitale. Le luxe n'a jamais cessé de bouillonner dans ce hameau aux multiples ressources, et aujourd'hui encore, alors que nous nous enfonçons dans le XXIème siècle, les grandes maisons qui ont fait le renom de notre splendide ville rayonnent toujours...

Cartier: Diamonds are a girl’s best friends

Si il y a bien une bijouterie à citer quant à la renommée de notre bien aimée ville lumière, c’est bien la Maison Cartier. Sa boutique mère, située au 13 rue de la Paix, a vu passer les plus grands noms des années folles et de la Belle Epoque. De Cocteau à Coco Chanel, en passant par la Duchesse de Windsor ou Grace Kelly, les personnalités de l’époque passaient forcément par le 13 rue de la Paix, remis à la mode par Louis Cartier et par sa muse, Jeanne Toussaint, mère de la célèbre Panthère.

Aujourd’hui encore, à travers le monde, la notoriété de la maison Cartier est intacte : les broches panthères et les montres Tank sont entrées dans l’histoire, et les mémoires se souviennent peut-être, que c’est Cartier qui a vendu, un jour de 1910, le fameux Diamant Hope… Maison référence de toutes les plus grandes dames des années folles, Cartier a su se démarquer, en offrant ses bureaux Londoniens au Général de Gaule en 1945, afin qu’il y a passe son fameux appel. On notera aussi, la participation, tout en élégance, de Jeanne Toussaint à la résistance : « l’oiseau en cage », corps en corail, et barreaux dorés…

Maison Cartier – 13 rue de la Paix 75002 Paris

Chanel : la mythique boutique de la Rue de Cambon

Gabrielle Chanel, dit Coco, n’a pas été une simple « horizontale » des années folles (ndlr : nom donnée aux filles à la cuisse légère). Coco Chanel a fait nous, nous autres jeunes femmes, ce que nous sommes. Si nous pouvons aujourd’hui porter de simples t-shirt sans soutien-gorge, c’est grâce à sa liberté, à son courage, et à sa soif de confortable et de renouveau. Féministe jusqu’au bout de ses perles (souvent de chez Cartier, ou même, fausses !), Coco n’a jamais flanché, et a mené une guerre sans fin à Christian Dior, qui tentait de re-corseter les femmes ! C’était ne pas savoir à qui il avait à faire…

Entrez dans la boutique rue de Cambon, et arrêtez vous devant le majestueux escalier. Sans trop vous faire remarquer, imaginez la frêle Coco cachée en haut, vêtue de sa traditionnelle marinière qu’elle avait volé aux marins normands, une clope au bec. Son fantôme hante toujours les lieux, et pour longtemps encore, même si le gardien actuel, un certain Karl Lagerfeld, garde les yeux ouverts...

Chanel – 31 rue Cambon 75001 Paris

Le Bon Marché : « Une cathédrale de commerce pour un peuple de clients ».

C’est ce qu’en dit Emile Zola dans on roman à succès, au Bonheur des Dames, écrit en 1883, soit quelques 45 ans après l’ouverture du Bon Marché. Aristide et Marguerite Boucicaut, en 1852, développent le concept de grand magasin, concept, qui sans le savoir, va bouleverser la vie des parisiens, et surtout, des parisiennes. Développement de la publicité, standardisation des tailles, création des salons de lecture pour hommes et promenades à dos d’ânes pour les enfants… Appelez-cela le Paradis, en 1880, pour une jeune bourgeoise !

Le Bon Marché – 24 rue de Sèvres 75007 Paris

Ladurée – Un paradis gourmand et touristique

Les macarons Ladurée, bien plus qu’une simple gourmandise, sont devenus un symbole à part entière. S’ils ne sont pas forcément les meilleurs (nombreux sont les puristes qui crient à l’arnaque, que Pierre Hermé est bien supérieur !), ils en restent cependant les plus réputés. Tout a commencé en 1862, au 16 de la rue Royale, face à la Madeleine, adresse où réside encore et toujours la plus belle boutique de la marque. Louis Ernest Ladurée s’y installe, sans même savoir qu’il vient tout juste de créer ce qui sera, 40 ans plus tard, un des lieux de rendez-vous les plus prisés de Paris. Alors que l’Exposition Universelle amène foule dans la capitale, les femmes s’y précipitent, et ce lieu, qui devient alors l’un des premiers salons de thé de la ville, devient une référence, aussi bien pour ses pâtisseries, que pour sa réputation…

Tout ceci n’a guère changé : on se presse chez Ladurée, certes, parce que leurs macarons sont divins (tout particulièrement le macaron à framboise, celui à la vanille, et le caramel beurre salé !) mais aussi, pour son prestige à la française, et l’idée que se font de nous les visiteurs : dans notre sac couture (Chanel ou YSL de préférence), une bouteille de vin rouge, une baguette sous le bras, et un sachet de macarons Ladurée pour les petits creux.

Ladurée – 16 rue Royale 75008 Paris


Visuel : Bibliothèque nationale de France ; Julien Jacques Leclerc (illustrator). Imprimerie Chaix, Paris (publisher)

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